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Dans les réceptacles c’est seulement dans les chapeaux
épais et charnus qu’on les trouve, au-dessous d’une couche
stérile épaisse de 1/2 à 2 millimètres.
Enfin il y a des réceptacles de Polyporus sulphureus
qui restent petits, de forme globuleuse ou ovoïde, régulière
ou mamelonnée et qui ne portent jamais de tubes
hyménophores àleur surface,mais seulementdes conidies
à leur intérieur. Elles se forment comme dans les réceptacles
ordinaires au milieu du tissu fondamental
dont les hyphes se ramifient dans divers sens et dont
chaque branche porte une spore à son extrémité.
Ces réceptacles à conidies des Polypores avaient été
considérés par Corda comme caractérisant un genre
particulier de Champignons auquel il avait donné le nom
de Ptychogaster. C’est le Ptychogaster aurantiacus
Patouillard qui correspond au Po lypo rus sulphureus.
P o ly p o r u s h is p id u s Bull.) Fries.
S y n . : Boletus hispidus Bull. — Boletus velutinus Sowerb.
Le Polyporus hispidus attaque beaucoup d’espèces
d’arbres feuillus, il se montre souvent sur les arbres
fruitiers et principalement sur le Pommier. Dans les Cé-
vennes on le rencontre fréquemment sur le Mûrier (i).
Dans les pays où on cultive beaucoup de Pommiers
et de Poiriers dans les champs pour la fabrication du
cidre, 011 voit assez fréquemment sur les arbres dépérissants
et couverts de branches mortes, des masses char-
(i) Ed. P r illieü x , su r le Po lyp orus h isp idu s 'e r. B u ll.d e la Soc. Mycologique,
t. IX , i 8g3 , p. 255.
Priliieux et Delacroix. — Ma la dies des Mûriers, Annales de l'Institut
N a l. Agronom., tome X I I I , 1893.
nues d’un brun jaunâtre ayant la forme de coussins
épais, de 1 5 centimètres et plus de diamètre ; elles sont
si tendres que leur chair cède sous le doigt quand on
cherche à les détacher des branches. Ce sont les réceptacles
du Polyporus hispidus (fig. i 56.) Leur face supérieure
fort bombée est couverte de poils agglutinés en
petites lames dentelées comme des lames d’étrille et co-
F i g . i 56 . — R é c e p t a c l e d u Polyporus hispidus.
lorés en brun plus ou moins foncé (fig. iSy). Le bord
du chapeau encore en voie de croissance est d’un jaune
pâle qui, peu à peu, devient plus v if puis brunit. Sa
tace inférieure porte la couche de tubes hyménophores
dont les spores sont jaune clair. Les basides renflées
en massue portent à leur sommet quatre stérigmates
assez longs, à l’extrémité desquels naissent les spores,
qui, à maturité, sont brunes et à peu près ovoïdes
(fig. 158).
En outre de ces basidiospores il se forme aussi, à ce
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