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mois de mai de la Rouille que produit le Peridermium
oblongisporium Fuckel. On voit apparaître en quantité,
sur les aiguilles des jeunes arbres surtout, des sortes
de sacs allongés, blanchâtres
qui sortent à travers l’épiderme
fendu, et à l ’intérieur
desquels on distingue la couleur
orangée des spores qu’ils
contiennent. Bientôt l’enveloppe
membraneuse se déchire,
et forme une large
bande à bords irréguliers qui
entoure la tache poudreuse,
d’où les spores se disséminent
(fig. lO l'.
La surface des aiguilles où
se développent ces conceptacles
de Peridermium est, en
outre, semée de très petites
taches d’un brun rougeâtre
dont la formation a précédé
celle des Peridermium et qui
sont des ’ spermogonies présentant
l ’organisation ordinaire.
Ce sont les jeunes peuplements
de 3 à I o ans qui sont
le plus ordinairement attaqués
par cette Rouille. Il s’y
i g . i c i ■ — P eridermium o blon gisporium
s u r l e s a i g u i l l e s d e
RIN.
développe une si grande quantité d’æcidies que les arbres
en sont jaunes et que l’on a peine à trouver une
feuille qui n’en porte pas. Vers le mois de juin le mal semble
avoir disparu et les Pins ont repris leur aspect ordinaire,
mais la Rouille reparaît l ’année suivante, le myF
célium continue de vivre à l’intérieur des aiguilles sans
les épuiser au point de les tuer. Il se développe entre les
cellules nourricières sans y causer d’altération profonde;
les places où ont apparu les conceptacles se couvrent de
résine, et les feuilles ainsi tachées n’en végètent pas
moins jusqu’à la troisième année. Elles tombent quelques
mois seulement avant les autres, sans qu’il en résulte
pour l’arbre un dommage bien appréciable.
On a longtemps attribué à une même espèce la Rouille
des aiguilles et la Rouille des écorces du Pin. M. R. Hartig
a étudié et distingué seulement comme variétés le
Peridermium P in i acicola et le Peridermium P in i cor-
ticicola. Ce sont deux espèces. M. Fuckel a donné au
Peridermium des aiguilles le nom de Peridermium
oblongisporium à cause de la forme de ses æcidiospores
(fig. 102) qui diffère assez notablement de celle des æcidiospores
du Peridermium P in i des écorces (fig. 106).
Coleosporium Senecionis (Pers.) Fries.
S y n . ; II et III. Uredo farinosa var. Senecionis Per s.— Uredo Senecionis
Schlecht. — Trichobasis Senecionis Berk. — Coeoma S e necionis
Schlecht.
Le parasite qui a reçu le nom de Peridermium oblongisporium
quand il produit des conceptaclesæcidiens sur
les feuilles de Pin est hétéroïque; il habite sous d’autres
formes diverses espèces de Seneçons, et constitue là le
Coleosporium Senecionis F r ie s , comme l’a découvert
cn 1872 M. Wolff (i). Ayant semé au printemps des
spores de Peridermium oblongisporium sur des pieds de
( 0 Wolff, Bot. Ze itun g , 1S74, p. 184.
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