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2 8 0 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S .
tôt se rompt et disparaît, laissant à découvert les conceptacles
de Phyllosticta.
En ce moment les feuilles du Châtaignier sont mourantes,
se détachent et tombent sur le sol. Bientôt elles
se vident des fines spermaties qu’elles contenaient.
On trouve après l’hiver, sur les feuilles tombées portant
des taches identiques à celles qui portaient les
spermagouies dn Phyllosticta maculiformis, des penihèces
de S p h a e re lla maculiformis.
Souvent, sur lafeuille ramassée sur le sol, on trouve les
conceptacles vides et ils sont considérés comme des périt
h è c e s mal conformés, et imparfaits.
Peut-être les asques du S p h a e r e lla m a culiform is se
développent-ils tardivement pendant l’hiver dans les conceptacles
vides du P h y llo s tic ta maculiformis. M. Beilese
rapporte à ce sujet (1) l’observation de M. Parmel qui
assure que cela a lieu pour une espèce voisine du C y -
lindrosporium castanicolum, le C y lin d ro sp o r ium P a d i.
Sphaerella morifolia Passerini.
Cylindrosporium Mori Berlèse.
Rouille des feuilles de Mûrier.
S vN . : Sphaerella M o ri F u c k e l . - Sphaeria Mori Nk e . - Septoria
M o n L é v . - Fusarium maculans B e r e n g . - Fusisponum Mo,
Mon t g . - Phleospora Mori S a cc . - Septoglæum M o n B n o s i et
C a v a r a .
Sans être une maladie bien grave, la Rouille des feuilles
d u Mûrier peut causer cependant parfois aux arbres
un dommage très appréciable. Elle est produite par un
petit champignon parasite dont la forme estivale est le
(1) Berlèse, loc. cit.. p. 24.
CH AMP IG NO N S P A R A S I T E S .
Cylindrosporium Mori, forme conidienne, dans laquelle
les conidies naissent à la surface d’un coussinet de
stroma se formant sous l’épiderme de la feuille, comme
on vient de le voir pour le Cylindrosporiumcastanicolum.
Après l’hiver, sur
les feuilles tombées
, se montre
souvent uneSphérie,
le Sphaerella
m o r ifo lia , qui a,
sous le nom de
Sphaeria Mori
Nke, été considérée
par Fuckel
comme la forme
ascophore du C y -
l i n d r o s p o r ium
Mori.
L ’invasion de la
Rouille se manifeste
dès le printemps
sur les jeunes
feuilles du
Mûrier. Elles se
couvrent de taches
d’un brun pâle,
couleur des feuilles
sèches (fig.
F i g . 358. — F e u i l l e d e M û r i e r a t t a q u é e p a r
LE Cylindrosporium Mori.
3 5 8 ). La forme
de ces taches est en général à peu près arrondie, mais
assez irrégulière, parce qu’elles sont limitées par les
nervures; souvent plusieurs taches contiguës se confondent.
Leur taille est aussi assez variable. Elles sont bordées
d’un liseré étroit d’un brun plus foncé.