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transport à distance par le vent très facile : quand elles
tombent sur les feuilles trempées de rosée, ou mouillées
par la pluie elles y germent aussitôt en produisant de
5 à 8 zoospores assez semblables à celles du Phytophthora
de la Pomme de terre. Le protoplasma de la conidie
se sépare en petites masses irrégulièrement ovoïdes
qui sont munies de deux cils vibrátiles dirigés en sens
inverse. Elles sortent par l’extrémité de la conidie où
se produit une étroite ouverture
(fig. 44 a et b). Pour la traverser
les petits corps se resserrent au passage
puis reprennent leur forme au
dehors de la conidie. On en trouve
parfois quelques-uns qui ne peuvent
traverser l’orifice trop étroit et restent
emprisonnées dans la cavité
de la conidie où on les voit se
mouvoir, mais on ne les y a pas
vus germer comme les zoospores
du Phytophthora omnivora. La
germination se fait très vite. Elle
F i g . 4 4 . — Peronospora
vitico la .
a. Conidie émettant nne zoospore.
— b. Zoospores agiles.
- - c. Zoospores fixées et germant.
s’opère en été dans un espace d’environ trois quarts
d’heure. Au sortir de la conidie les zoospores nagent
très vivement en tournant tantôt dans un sens tantôt
dans un autre; les changements de direction sont
fréquents. Par moment, surtout quand ils se ralentissent
les mouvements se font par petites saccades très
marquées. Après une demi-heure ou plus de course en
tout sens dans la goutte d’eau où était tombée la conidie,
les zoopores se fixent. Devenues immobiles, elles
prennent une forme globuleuse, puis émettent un petit
tube de germination (fig. 44 c) qui est capable de percer
l ’épiderme d’une feuille de Vigne et de pénétrer à son
intérieur pour y devenir un mycélium. Détachées des
conidiophores qui couvrent la face inférieure des feuilles,
les conidies tombent ordinairement sur la face supérieure
d’une feuille située plus bas et y germent quand elles
sont mouillées par la rosée du matin, les brouillards,
ou la pluie.
D’après les observations de M. Viala (i) les conidies
du Peronospora viticoia peuvent aussi germer en produisant
directement à leur extrémité un tube de germination,
mais ce
mode de germination
paraît exceptionnel et
très rare.
A l’arrière-saison,
il se forme dans les
feuilles mourantes et
à demi desséchées des
oeufs fort semblables à
ceux du Phytophthora
omnivora (fig. qS).
Leur mode de formation
est le même.
Des hyphes du mycélium
F i g . 4 5 . — Peronospora viticola.
OEufs isolés encore contenus dans letir oogone. E n o
une oogone allongée rappelant les grandes conidies
piriformes.
qui rampent entre les cellules du parenchyme se
gonflent en une sorte de vessie piriforme ou sphérique
qui est un oogone. Le plasma s’y accumule et l’oogone se
sépare du filament par une cloison. Un rameau voisin
se renfle en anthéridie et vient s’accoler à la paroi de
l’oogone à l’intérieur duquel le plasma condensé de
l’oosphère se trouve fécondé. C’est l’oeuf qui après la
fécondation s’entoure d’une coque qui devient épaisse,
dure et résistante. On désigne d’ordinaire ces oeufs du
' nom de spores d'hiver. Ils se forment en abondance à
(i) Viala, les Maladies d e là v ign e , 3s éd. i 8g3 , p. g 3, fig. 3 a.
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