
variabilis ont été envoyés d’Espagne au Laboratoire
de pathologie végétale; on assure que sous ce climat ce
parasite produit des dégâts extrêmement considérables
dans les cultures de Betterave que l’on a cherché à y
développer. Le mycélium qui couvrait ces Betteraves
malades a attaqué et détruit rapidement dans le laboratoire
les Betteraves et les Carottes saines mises en contact
avec elles; son action désorganisatrice est tout à fait
comparable à celle du mycélium des Pezizes à sclérotes,
dont la pénétration dans les tissus et le mode d’action
ont été si bien décrits par de Bary. 11 a produit à la
surface des racines qu’il a décomposées de petits sclérotes
semblables à ceux du Typhula variabilis, mais
comme ils n’ont pas jusqu’ici produit de fructifications
ce n’est qu’avec un certain doute qu’on peut les attribuer
à cette espèce.
En France jusqu’ici on n’a pas signalé le Sclerotium
semen comme parasite, ni comme causant des dommages
aux cultures de Betterave. On l’a observé il est vrai suide
vieux pieds d’Asperge dépérissants qu’on arrachait,
mais on ne lui attribuait aucune influence sur le dépérissement
des griffes d’Asperge. Des études nouvelles seraient
nécessaires pour éclairer plus complètement cette
maladie jusqu’ici inconnue des Betteraves. On ne peut
guère que la signaler ici à l’attention des observateurs.
T H É L É PH O R É E S .
Les Théléphorées ont une surface hyméniale lisse
portée par un réceptacle en forme de croûte ou de lame,
à ce groupe se rapporte le genre Stereum.
Stereum.
Les Stereum vivent en général en saprophytes sur le
bois mort, mais il en est qui attaquent aussi les parties
vivantes des arbres et peuvent être considérés comme
des parasites dangereux. Ils produisent la pourriture des
arbres sur pied.
Dans bien des espèces de Stereum, le réceptacle n’est
qu’une sorte de croûte ou de lame plus ou moins épaisse,
à contours indéterminés, qui s’étale à la surface d’un
support, dans lequel est répandu le mycélium et qui
porte à sa surface l’hyménium. On dit alors qu’il est ré-
supiné. Dans d’autres espèces, le bord de la croûte se
sépare du support et se recourbe de façon à prendre
une position perpendiculaire, c’est-à-dire horizontale
quand le support est vertical, comme le tronc d’un arbre
sur pied. Le réceptacle devient alors, comme on dit, un
chapeau, dont l’hyménium occupe la surface inférieure.
Il se manifeste ainsi dans le réceptacle, une différenciation
qui manque aux formes résupinées : il a une face
supérieure stérile et une face inférieure fertile que tapisse
riiyménium. Les deux formes de réceptacle se
montrent, du reste, souvent dans une seule et même espèce,
selon la position du support sur lequel elles naissent;
si la surface est horizontale, la forme résupinée se
produit seule, si elle est verticale, le réceptacle s’organise
en chapeau.
Stereum frustulosum Fr.
S y n . : Thelephora frustiilata Pers. — Thelephora simians Pers. —
Thelephora P e rd ix R. Hartig.
Ce Stereum a été très bien étudié et décrit par M. R.