
l’arrière saison dans toutes les parties de la feuille
(fig. 46).
Ils ont été bien décrits par de Bary d’après des échantillons
recueillis en Amérique. Durant les premières
années de l’introduction du Mildiou en France on ne
les a pas observés et on a douté qu’ils se produisissent
sur les Vignes françaises ; mais, quand on les a cherchés
avec soin, on les a trouvés partout sur les feuilles à demi
F i g . 4 6 . — C o u p e t r a n s v e r s a l e d e f e u i l l e d e V ig n e r e m p l i e d ’oe u f s de
Peronospora vitico la.
(D 'ap rè s M. R a v a z .)
desséchées par la maladie. Seulement, comme rien en
dehors ne trahit leur présence dans l’intérieur des parties
mortes des feuilles, il faut souvent de longues
recherches pour les y découvrir. On les voit ordinairement
réunis en groupes fort nombreux entre les cellules
mortes ou mourantes de la feuille. On en peut souvent
compter plus de deux cents par millimètre carré^ de
feuille. Pour les observer, le plus aisé est de faire bouillir
pendant quelques instants dans une solution concentrée
de potasse, de petits morceaux d’une feuille que
le Mildiou a grillée. Le tissu s’en désagrège alors a isément
et on voit au milieu des cellules dissociées les
oospores faciles à reconnaître à la grande épaisseur de
leur paroi brunâtre et transparente et qui sont encore
renfermées à l’intérieur d’une grande vésicule mince qui
est l’oogone (fig. qS).
Les feuilles de Vigne desséchées et qui contiennent
à leur intérieur des myriades de spores d hiver tombent
à la surface du sol ; elles y pourrissent rapidement et
les spores d’hiver restent au milieu de leurs débris sur
la terre pendant toute la mauvaise saison sans en souffrir.
Elles germent au printemps suivant quand les jeunes
feuilles des Vignes se développent.
On a été longtemps fort incertain sur la façon dont
germent les oeufs de Peronospora. Il est fort difficile
de pouvoir les observer après l’hiver quand les feuilles
qui les contenaient ont pourri. On a supposé, par analogie
avec ce que de Bary a observé pour les oeufs du
Cystopus candidus, que ceux du Peronospora de la
Vigne produisent de même des zoospores qui ne peuvent
infecter que les pépins germant. M. Millardet (i)
guidé par cette supposition a semé des pépins de raism
avec des feuilles de Vigne fortement attaquées ^ par le
Mildiou dans six pots; dans deux d’entre eux il a vu
les cotylédons des jeunes plants couverts au printemps
de conidiophores de Peronospora et il a exprimé la
(1) Journal d 'ag ricu ltu re pratique, 6 juillet 1S82.
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