
plissent d’une masse gélatineuse dans laquelle sont enfoncées
les spores.
Les périthèces sont souvent portés isolément sur le
mycélium des champignons; on dit dans ce cas qu’ils
ont des fruits simples. Dans certains genres il en est autrement,
les périthèces se forment les uns près des autres,
réunis d’une façon plus ou moins intime par un stroma
qui tantôt constitue seulement une épaisse croûte, tantôt
se gonfle en coussinet ou en une masse globuleuse,
tantôt constitue un corps plus ou moins renflé au sommet
et rétréci à la partie inférieure, de façon que la masse
de pseudoparenchyme dans laquelle sont enfoncés les
périthèces est supporté par un pied en forme de colonne.
Dans ces cas divers on dit que ces Pyrénomycètes
ont des fruits composés.
En outre des fruits à asques, les Pyrénomycètes ont
souvent des fructifications accessoires, conidies portées
par des filaments fertiles de mycélium ou naissant à la
surface de masses saillantes de pseudoparenchyme,
comme 011 le voit chez les Nectria, ou enfermées dans
des fruits fort semblables souvent aux fruits ascophores
et qui sont des pycnides, bien que souvent dans les
descriptions on les désigne encore à cause de leur apparence
extérieure du nom de périthèces.
Le nombre d’espèces dans lesquelles on connaît toute
cette série de formes de fructifications qui se succèdent,
les conidies apparaissant les premières, les fruits ascophores
les derniers, est encore relativement fort restreint.
Il est une très grande quantité de Champignons,
au contraire, que l’on peut supposer par analogie être
dés Pyrénomycètes, mais dont on n’a pas observé la
forme à asques qui peut seule les caractériser. Ce n’est
que par hypothèse qu’on les. considère comme des Pyré-
iiomycètes incomplets et on décrit les formes conidiennés
comme Hyphomycètes, les formes à pycnides comme
Sphaerioïdées ou Mélanconiées.
Un très grand nombre de Pyrénomycètes vivent en
parasites sur les plantes, y produisent des maladies,
causent leur mort et continuent ensuite de vivre sur les
organes qu’ils ont tués jusqu’à ce qu’ils y fructifient.
On peut diviser les Pyrénomycètes en trois groupes :
1° Les Hypocréacées dont les périthèces, charnus et
non durs, sont de couleur vive et claire. Souvent ils sont
unis par un stroma de façon à constituer un fruit
composé.
2“ Les Sphaeriacées qui ont des périthèces durs et de
couleur foncée ou noire. Ils sont souvent entourés d’un
stroma, mais ils sont toujours très nettement limités et
séparés du tissu qui les enveloppe.
3° Les Dothidéacées, sortes de Sphaeriacées dont les
périthèces se confondent avec le stroma qui les entoure
et ne sont que des cavités sans parois propres, creusées
dans le tissu du stroma.
H YPO C R ÉA C É E S
Plusieurs Hypocréacées produisent de graves altérations
de végétaux cultivés et sont la cause de maladies
redoutées des horticulteurs et des agriculteurs.
Beaucoup de ces champignons forment à la surface des
tissus dans lesquels s’étend leur mycélium des masses
de stroma sur lesquelles ou dans lesquelles s’organisent
leurs périthèces : mais il en est chez qui les périthèces
comme les autres formes de fructification se forment
directement sur le mycélium filamenteux.
Tels sont, par exemple, les Hypomyces, champignons
parasites d’autres champignons. Une espèce qui se développe
dans les caves où on cultive en grand le Cham-
M A LA D IE S D E S P L A N T E S . — T . I I . 5