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sure qu’elles grandissent, leur couleur se dégrade ct
s ’efface au centre.
La couleur noirâtre de ces taches est due aux spores
nées en grand nombre du mycélium d’un petit champignon
parasite qui a reçu de Castagne ( i) le nom de
Cycloconium oleaginum et qui depuis a été bien observé
et figuré par M. B o ye r (2). Ce mycélium est presque
superficiel; il se glisse sous la couche superficielle
de la cuticule, dans l’intérieur de la paroi supérieure des
cellules de l ’épiderme, qui est très épaisse. 11 ne pénètre
pas dans le parenchyme de la feuille. Cc mode
singulier de végéiaiion rappelle tout à fait celui des
Exoascéès.
Le mycélium du Cycloconium est blanchâtre ou gris
clair; il est formé de lilamenls, dont le diamètre est fort
irrégulier et varie brusquement d’un point à rau irc , le
long du même Hlamem, de i .5 [a à 8 p.. 11 est cloisonné
et sc ramifie dichotomiquement, cn rayonnant à partir
du point où s ’cst fait l’infection. Les coupes transversales
des taches montrent bien qu’ il est logé dans les
couches cuiicLilaircs de la paroi externe des cellules épi-
dermiques. 11 suit toutes les inflexions de ces couches, qu’il
dissout sur son passage, se relevant ou s ’abaissant avec
elles au-dessus de la cavité des cellules et de leurs cloisons
latérales..
Quand les filaments du mycélium vont devenir fruc-
tilères, ils se coudent, sc redressent et perforent la cuticule;
ils prennent alors une couleur rousse ct sc
rcnllent au-dessus de la surface de l’épiderme cn une
ampoule qui grandit jusqu’à atteindre un diamètre d’environ
U) [A ct passe du gris clair au jaune verdâtre. Ces
(0 Cnslagnc, C atalo gue des p lantes des environs de M a rs e ille , Aix i 8.|.5.
(2) \^oycr, Recherches su r les maladic sy ie r()li)>icr. — Le Cycloconium
oleaginum. Montpellier, 18 9 1.
ampoules produisent les spores. Le plus souvent chaque
ampoule ne porte qu’une seule spore, mais parfois il
s’cn produit plusieurs, jusqu’à 4 ou 5 cn étoile autour
du sommet. Cela se voit surtout sur les taches
de la face inférieure des feuilles. Les spores ne
sont pas toujours portées immédiatement par l’ampoule;
assez souvent, celle-ci sc prolonge en un filament plus
ou moins long, d’un jaune verdâtre, à l’extrémité duquel
se forme la spore.
Les spores sont d’un jaune verdâtre, ordinairement
uniseptées. Elles se détachent très facilement à maturité
des ampoules ou des hlaments qui les supportent. Elles
sont droites ou un peu arquées, arrondies à la base ct
amincies au sommet. E lle s ont de 17 à 25 ¡a de long
sur II |A de large. Elles germent facilement en émettant
un tube qui s’allonge, se cloisonne et se ramifie.
Le mode si particulier de végétation du mycélium du
Cycloconium paraît rapprocher ce petit champignon
beaucoup plus des Exoascéès que des Sphériacées.
Des traitements faits par les soins de l’ Institut agricole
de Disc avec une bouillie bordelaise à 5 pour lo o o de
SLillatedc cuivre auraient produit les meilleurs résultats.
Les pulvérisations ont été effectuées à quatre reprises
diiicrenies, cn juillet, septembre, octobre ct novembre.
I.es 200 Oliviers qui avaicni été ainsi traités ontconscrvé
leurs feuilles intactes, tandis que les autres soufiVaient
hcaucoup des attaques du parasite.
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