
II est rare que ce parasite cause, en France du moins,
des dégâts considérables sur les céréales. S’il prenait un
développement inquiétant, on devrait, comme on l’a
fait à Stockholm recourir au soufrage employé si utilement
pour détruire VOidium de la Vigne.
E ry s iphe communis Wallr.
Blanc des Pois, des Trèfles, etc.
Syn. : Ery s iphe M a rtii Lév. — Ery s iphe P is i D. C. — Alphitomorpha
communis et horridula Wallr. — Oidium erysiphoides Fries.
Très souvent, dans les jardins, les planches de Pois
sont dévastées par un Blanc qui anéantit la récolte;
F ig . i g 6 . — E ry s ip h e communis.
Eameau de mycélium portant uu fiuc^oir.
F i g . 1 9 7 . — E ry s ip h e commiDiis.
Forme Oidium erysiphoides.
dans les champs, les Trèfles, les Luzernes sont aussi
fréquemment attaqués par le même parasite qui sous sa
forme Oidium a reçu le nom d'Oidium erysiphoides.
Cet Oidium diffère de V Oidium de VErysiphe g ra minis
en ce que les spores qui se forment successivement
à l’extrémité des conidiophores ne restent pas adhérentes
en file, mais s’égrènent à mesure qu’elles sont
complètement développées, de telle façon que l’on ne
voit à l’extrémité d’un filament fertile qu’une seule
spore d’Oidium (fig. 197). Le mycélium qui couvre les
feuilles d’un lacis délicat de filaments blancs enfonce
dans l’épiderme des suçoirs dont le crampon est lobé,
mais dont la structure est fort semblable à celle des suçoirs
de VErysiplie graminis (fig. 196).
Au milieu du revêtement arachnoïde qui s’étend sur
les deux faces des feuilles de la plante envahie se for-
F ig . 1 9 8 . — PÉRITHÈCE E E r y s ip h e
communis.
F ig . 1 9 9 . — E r y s i ph
e communis.
Asques
contcuaiit des spores.
ment, quand les feuilles sont épuisées et languissantes,
les périthèces de r £ ’rj',?®/iecoOTOTii;iw (fig. 198). Ils diffèrent
de ceux de VErysiplie graminis en ce qu’ils sont
beaucoup plus petits. Ils sont globuleux, d’un brun
presque noir et portent des appendicules beaucoup plus
longs qui se mêlent aux filaments du mycélium. Ces
appendicules sont blancs ou colorés en brun. Dans le
premier cas, on a considéré le champignon comme formant
une espèce, VErysiphe Martii, distincte, quoique
très voisine de VErysiplie communis. Ce caractère de la
coloration des appendicules paraît avoir peu de valeur
et il semble naturel de réunir ces deux formes conformément
à l’opinion de de Bary.
MV :i
P i l i
VP Y .1
/t-®.?®,:; i
iîM-î-Tg";
•alLp.TiiqT
« I ®