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le champignon parasite a en grande partie disparu, de la
surface du moins; mais à la place où il avait formé une
tache veloutée, les tissus de l’organe sont morts et les
cellules remplies de matière brune.
Cette forme conidienne, décrite par M'*“ Libert sous
le nom à'Helminthosporium pirinum, a été placée par
Fuckel dans le genre Fusicladium.
Quand les tissus tués par le Fusicladium recouvrent
des parties non seulement vivantes, mais en voie de
croissance, l’organe est gêné dans son développement et
se déforme. Cela se voit delà façon la plus nette sur les
poires tavelées. Dans les places marquées de noir, la peau
ne peut suivre la croissance du fruit, elle l’entrave en ces
points, tandis que là où rien ne le gêne, le fruit se gonfle
et grossit librement. Par suite, les poires se contournent
et prennent de bonne heure des formes tout à fait inégales.
Quand les tavelures sont nombreuses et surtout étendues,
il arrive souvent que la peau ne peut, sur un large
espace, contenir longtemps l’expansion du tissu qu’elle
recouvre ; à force d’être tendue, elle finit par craquer et se
déchirer. Il se produit alors des fentes, des crevasses qui
peuvent s’étendre et pénétrer plus ou moins profondément
à l’intérieur du fruit, ou bien se cicatriser par la
formation rapide d’une lame de liège qui se fait dans les
cellules de la chair de la poire parallèlement au bord
de la crevasse.
Quand la place se cicatrise ainsi rapidement, la crevasse
s’ouvre pour se prêter à l’augmentation de volume
du fruit, elle s’élargit mais ne se creuse pas. Dans ce
cas, les poires sont seulement galeuses; mais si, au contraire,
la cicatrisation ne se fait pas promptement, la
fente s’étend au loin et le fruit est entièrement perdu.
Les tavelures des scions se fendillent aussi; mais là, le
phénomène n’est pas tout à fait le même que dans les
fruits.
Les tissus qui forment les jeunes scions ne prennent
pas une extension comparable à celle de la chair des
poires, leur croissance n’est pas gênée comme celle des
fruits.
Si on fait sur un jeune scion tavelé une coupe transversale
passant par une des taches noires, on reconnaît
qu’en cette place tout le parenchyme cortical externe,
qui est formé de cellules à parois assez épaisses, est coloré
en brun;ilest tué par le mvcélium du parasite; au-
dessous ou à côté, le parenchyme cortical est demeuré
sain et bien vivant. La limite entre les deux est nette,
brusque et bien tranchée; le parenchyme sain s’isole
par une lame de périderme qui le sépare du tissu altéré.
Cette formation subéreuse, analogue à celle qui cicatrise
les crevasses des poires se continueplus longtemps, et la
lame deliège qui isole le tissu mortifié augmente d’épaisseur.
Le tissu mort ne peut suivre l’accroissement du
liège qui se forme autour de lui, il se fendille et se crevasse.
Il se forme ainsi sur la place tavelée, une écorce
crevassée, un rhytidome qui, déjà marqué sur les jeunes
scions dont il rend la surface inégale et rugueuse, donne
au bout d’un an aux rameaux qui ont été tavelés un aspect
tout spécial (fig. 400). Toute leur surface semble
couverte d’un chancre généralisé; ils portent des crevasses
sinueuses et profondes; les parties extérieures
de l’écorce se détachent en écailles. Dans les fentes profondes
de ce rhytidome se trouve le mycélium du parasite,
formant des lames de stroma, qui çà et là se couvrent
des fructifications du Fusicladium (fig. 401).
Les rameaux d’unan, ainsi profondément altérés, meurent,
par leur extrémité, leurs bourgeons se dessèchent.
Cette altération des branches croûteuses du Poirier
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