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même plus, tantôt près tantôt loin les uns des autres. Ces
renflements deviennent bientôt le point dedépart d’autant
de ramifications qui se montrent bien développées 36 heures
après le commencement de la germination (fig. 265).
Ces ascospores de Claviceps purpiirea germent dans
les fleurs de Seigle et y produisent l’infection dont la
première manifestation est la formation de la Sphacélie
et l’exsudation du miélat qui l’accompagne. M. Kühn a
obtenu expérimentalement cette infection des ovaires du
Seigle en mettant des tranches fines d’un capitule mûr
de Claviceps dans le
fond de fleurs ouvertes,
tout en ayant bien
soin de ne pas les
blesser et en maintenant
les épis à l’humidité.
11 opéra ainsi
sur 6 fleurs distantes
les unes des autres
sur un épi de Seigle
F i g . 2 Ô 5 . , — S p o r e s d e Claviceps purpurea
g e r m a n t .
(D ’a p rè s M. K ü h n .)
le 9 juin au soir; dans la matinée du 20 juin, il vit les
gouttelettes visqueuses se montrer entre les baies de 5
de ces fleurs; sur une seulement l’infection ne s’était
pas produite.
Le premier jour, le liquide était clair et ne contenait
que très peu de conidies; le 22, il en était rempli et bientôt
cinq gros Ergots se formaient sur l’épi.
Ainsi le champignon qui a pour sclérote l’Ergot peut
envahir le Seigle sous deux formes différentes. Les
ascospores du Claviceps, comme les conidies du ¿ ’/i/zace-
lia, produisent sur le pistil de la fleur de Seigle où elles
germent les mêmes phénomènes : production de Spliace-
lia accompagnée de miélat, puis apparition des Ergots.
La connaissance des phases diverses de la vie du
champignon de l ’Ergot permet de juger ce que l’on
peut faire d’utile pour en entraver la propagation.
Il est bien évident, tout d’abord, que le sulfatage des
semences est tout à fait inutile pour cela, bien qu’on
l’ait souvent recommandé, puisque ce n’est pas la jeune
plante qui est infectée au moment de la germination,
comme cela a lieu pour les maladies charbonneuses,
mais la fleur même, vers le moment de l’anthèse.
Ce que l’on doit prescrire avant tout, c’est de récolter
les sclérotes, les Ergots, quand ils sont bien visibles dans
les épis, avant la moisson, de peur qu’ils ne tombent
dans le champ quand on fauche le Seigle, puis après le
battage quand on les a séparés du bon grain avec les
criblures. On les vendra aux pharmaciens ou on les
détruira par le feu. Secs, ils brûlent facilement.
Si au voisinage des champs de céréales on aperçoit des
Ergots sur les graminées sauvages, il faudra les faucher
le plus tôt possible, pour éviter que les insectes qu’attire
leur miélat ne portent les conidies de leur Sphacélie sur
les épis plus tardifs des céréales.
Il est établi que le miélat des épis de Seigle qui fleurissent
les premiers sert à l’infection des épis des pieds
plus chétifs et dont le développement est plus tardif; cela
explique bien pourquoi les plants faibles et retardés
dans leur croissance sont, comme on l’a souvent remarqué,
attaqués par l’Ergot en plus grand nombre que les
plants bien vigoureux. On devra donc chercher par une
bonne culture à assurer la végétation la plus régulière
possible des céréales; en obtenant une floraison bien
uniforme, on mettra par cela même obstacle à la propagation
de l’Ergot.
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