
F ig . 4 3 3 . — C o u p e d' u n e
BRANCHE DE M É L È Z E EN
UN POINT ENVAHI PAR LE
Dasyscypha Willkommii.
(D’aprèi5 Willkomm.)
Le chancre du Mélèze
étant produit par le parasitisme
de la Pézize se propage
surtout avec in tensité
quand les conditions
atmosphériques fa vo risent
la production des
fructifications du champignon,
la germination de
ses spores et leur pénétration
dans l’écorce d’a rbres
encore sains.
Les fructifications du
D a sy s c y p h a Willkommii
apparaissent sur les écorces
desséchées et crevassées
des chancres, sous
forme de petits mamelons
blancs de la taille d’une
très fine tête d’épingle.
Ces petits corps, qui en
se développant, si les cou-
Fig. 434. — C h a n c r e p r o d u i t s u r UNE
BRANCHE DE M É L È Z E PAR LE DaSySCypìlC
Willkommii.
(D'apvès Willkoium.)
C H AMP IG NO N S P A R A S I T E S . 397
ditions extérieures sont favorables, vont produire des
cupules de Pezize à hyménium rouge, sont à cette époque
des spermogonies.
Ces mamelons charnus (fig. qSS) sont, en effet, creusés
à leur intérieur de cavités labyrinthiformes, dont les
parois sont revêtues d’une sorte de velouté formé par
de fins supports en
forme de poinçons • . , • .
pressés les uns contre
les autres; à
leur extrémité se
forment de petits
corpuscules un peu
allongés, dont l’extérieur
est gélatineux.
Cette organisation
rappelle assez
la Sphacélie de l’E r got
du Seigle ; mais
on n’a pas pu ju s qu’ici
faire germer
ces spermaties de la
Pezize du Mélèze;
F i g . 4 3 5 .— Dasyscypha Willkommii.
on ne peut donc pas
A, Siicrmogonic produite sur mi rudiment d’apotltôoic. —
B, Couche fertile produisant des spermaiics à un très
affirmer que ces pe-'
fort grossissement. (D'ai>rès JI . E . Hartig.)
tits c o r p u s c u l e s
puissent propager la maladie du chancre du Mélèze
comme ceux de la Sphacélie de l’Ergot infectent les pistils
du Seigle.
Dans les localités où les arbres portant des chancres
sont exposés au vent et au soleil, ces petits mamelons ne
prennent aucun développement ultérieur. Ils restent en
cet état et se dessèchent sans produire d’apothécie a s cophore
de Pezize. Dans un milieu humide, au contraire.
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