
Russie, soit par le S c le ro tin ia F u c k e lia n a , auquel se
rapporterait le B o t ry t is examiné par lu i sur les Chan vres
malades d’Alsace.
M. h rank a observé en 1879 et décrit sous le nom de
» Chancre de la Rave » une maladie causée par une
Pezize à sclérotes qu’il identifie avec le S c le ro tin ia L i bertiana,
et qui cependant produirait des fructifications
conidiennes ne différant pasdu B o t r y t is cinerea (i). L ’ai-
tération des tissus de la Rave par le mycélium parasite,
et le mode de formation des sclérotes, sont bien tels que
de B a ry les a décrits pour le S c le ro tin ia Libertiana
Les sclérotes mis en terre en août, ont produit au mois
de mars de l ’année suivante, des apothécies qui paraissent
ne différer en rien de celles du S c le ro tin ia L ib e r tia
n a ; mais les parties malades des plantes pénétrées de
nombreux filaments du parasite se couvraient de conidiophores
d’un B o t ry t is ne semblant différer en rien
du B o t ry t is cinerea, dont il présentait les formes variées,
tantôt simples, tantôt ramifiées.
L e mycélium stérile, les ascospores et les conidies du
B o t ry t is pouvaient également servir à infecter les plantes
saines et à produire le chancre de la Rave.
Ces résultats des faits exposés de M. Fran k ont paru
à de B a ry être en contradiction si grande avec ses propres
observations, qu’il a supposé que peut-être les plants
de Raves qui portaient des fructifications de Bo try tis
étaient envahis à la fois' par le S c le ro tin ia Fu ck e lian a
et par le S c le ro tin ia L ib e r tia n a (2).
Ce sont là, il en faut convenir des questions encore
bien imparfaitement élucidées.
M. von T u b eu f a donné le nom de B o t ry t is Dou glas ii
(1) Fran k , Die Kran khe iten d e r P flanzen, 2“ éd., p . 494 et ss.
(2) De Bary, Ueber einige Sclerotinien und S c lerotien-Krankh eiten. Extrait
de B ot. Z e it ., p. 28.
à un B o t ry t is qui paraît bien peu différent du B o try tis
cinerea (i). Son mycélium attaque les jeunes pousses et
les feuilles de YAbies D o u g la s ii et les tue. Il produit
à l’intérieur des feuilles, de petits sclérotes noirs, gros
comme la tête d’une épingle, qui à l’humidité
émettent soit des touffes de filaments v
mycéliens, soit des conidiophores du B o trytis
(fig. 260) dont les spores ont à peu
près la taille ordinaire des conidies du B o trytis
c inerea, 9 a sur 6 ¡x, et sont de même
presque hyalines.
Les pousses jeunes non encore développées,
et une partie des pousses de l ’année
précédente sont tuées par le parasite. M.
von T u b eu f a infecté avec les conidies de son
Bo try tis D o u g la s ii, des plants de 2 à 6 ans
de Sapin, d’Epicéa et de Mélèze.
Une maladie des bulbes d’Oignon ordinaire,
qui attaque les plantes vivantes, et
en produit rapidement la destruction, est
due aussi au parasitisme d’un champignon,
qui produit de petits sclérotes et dont on ne
connaît pas d’autres fructifications que des
touffes de conidiophores d’un B o t ry t is qui
a été rapporté par M. Sorauer au B o try tis
cana espèce ou forme très voisine du B o trytis
cinerea (2).
F i g . 4 5 2 .
F e u i l l e s
yJ Abies
Douglasii
ATTAQUÉES
PAR LE B o t
ry tis Doug
la s ii.
(D’après JL von
Tubeuf,)
Souvent au moment où on rentre les oignons du
champ, la maladie est encore peu développée, mais elle
fait pendant l’hiver des progrès qui causent la destruction
de la récolte.
(1) Von T u b eu f, B e it r a g e zur Kenntniss d e r Baumkrankheiten, p. 4 et
ss.et PI. I.
(2) Sorauer, Handb. d e r Pflan zen krankh., t. I I , p. 294 et ss. PI. X I I.
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