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sissure d’un blanc neigeux; puis, soit à sa surface, au
milieu des filaments entrecroisés, soit dans son intérieur,
dans les tissus décomposés se forment des sclérotes noirs
de forme en général un peu aplatie, oblongs et qui maintes
fois se soudent les uns aux autres, de façon à présenter
des contours sinueux irréguliers et à paraître ramifiés.
Largement nourris par la pulpe de la Carotte, ils
prennent un plus ample développement que quand ils
se forment dans ou sur la tige du Haricot.
Les hyphes du mycélium pas plus que les sclérotes, qui
sont formés de semblables éléments enroulés et pelotonnés
en un corps résistant, ne portent pas de fructifications,
mais si on place ces corps dans la terre maintenue humide,
on les voit, au bout d’un temps plus ou moins
long, donner naissance à des sortes de petites tiges brunâtres
qui sortent de terre et s’épanouissent à leur extrémité
en prenant l ’apparence d’un entonnoir (fig. 440).
Ce sont les apothécies d’une Pezize. Son développement
complet se divise dès lors en deux phases successives ;
l ’une où le champignon est à l’état de mycélium produisant
des sclérotes, l ’autre dans laquelle ces sclérotes
mûrs émettent des apothécies de Pezize, quand ils sont
placés dans des conditions de chaleur et d’ humidité convenables.
Le mycélium est formé d’hyphes incolores rameuses,
divisées par des cloisons transversales en cellules cylindriques
en général allongées, mais qui présentent à ce
point de vue de grandes variations. Les ramifications
s ’allongent beaucoup et se ramifient elles-mêmes; elles
s’entrecroisent dans toutes les directions et parfois s’anastomosent
entre elles.
Ce mycélium ne présente rien de particulier quand
il s ’enfonce dans une substance nutritive liquide ou
molle qui n’oppose pas de résistance à sa pénétration.
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A la i r humide, il prend un libre développement à la
surface du corps dans lequel une partie de ses rameaux
plongent et y forme cette épaisse couche blanche qui
St./
F i g . 4 4 0 . — S c le ro tin ia L ib e rtian a .
A,Sclérote portant des apothécies à pied très court. — B, Apothécies à pied plus allongé. — C, Apothécies
proTcnant d’un sclérote placé profondément enterre ct qui est portée à l ’extrémité d’une
pousse très allongée ot qui a l ’apparence d’un rhizomorphe. — D, Apothécie coupée lougitudina-
lemeut.
T. - , :