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nu (fig. 33 I . ) L ’intérieur de la paille est altéré; elle est
cassante et brunâtre.
L ’examen microscopique montre que les cellules de
l’épiderme et les tissus sous-jacents correspondant aux
taches brunes, sont colorés en brun, et que le brunissement
pénètre à l’intérieur de la paille assez profondément.
L ’altération gagne les faisceaux et les
I , envahit assez vite; le liber mou est particulièrement
attaqué, et les parois des cellules
y sont colorées en brun foncé.
C’est particulièrement l’entre-noeud situé
au-dessous de la couronne de racines, la plus
superficielle, qui présente au plus haut degré
cette altération. Le brunissement est le signe
visible de la mort qui atteint, non pas seulement
les tissus superficiels, mais les parties
les plus indispensables à la vie.
L ’envahissement de toutes les parties brunes
et en particulier des faisceaux libéro-li-
P a r t i e in - gueux par un mycélium, ne laisse aucun
FÉRiEURE ¿Qme sur la nature parasitaire de lamaladie
d ’u n e PAIL- , ,
LE DE Bl é d u P i e d d u B l e .
ATTAQUÉE Le mycéüum parasite ne se développe pas
PAR LA M a - seulement à l’intérieur des tissus du chaume,
pÈd.'^ mais aussi à sa surface, où de nombreux
filaments courent sur l’épiderme (fig. 332.)
L à , au lieu de demeurer incolores comme dans les
cellules, ils se montrent très fortement colorés en brun.
11 sont peu sinueux; la plupart du temps leur trajet
est droit. Ils sont divisés par des cloisons transversales
; la distance d’une cloison à l’autre est d’ environ
7 fois le diamètre du tube qui est de 5 u. Ces tubes présentent
de nombreuses ramifications qui, ordinairement,
sont fort allongées et pareilles au filament qui leur a
donné naissance. Mais, en certains points, ils produisent
de petits rameaux très courts, divisés par des cloisons
très nombreuses, d’où partent des rameaux tertiaires qui
s’entrecroisent et s’anastomosent
pour former des
pelotes cellulaires d’un
brun foncé. Ce sont les
points noirs visibles à la
surface des entre-noeuds
attaqués, même au delà
des parties brunes.
Des échantillons récoltés
au moment de la
moisson ne montrent rien
de plus ; mais si on les
plante dans du sable et si
on les arrose fréquemment,
011 les trouve au
mois de janvier couverts
de périthèces noirs, globuleux,
avec une sorte de
bec conique tronqué (fig.
333 A) qu’entourent des
filam en ts m y c é lie n s
bruns, cloisonnés, identiques
de tout point à ceux
que portaient les pieds
malades au moment de la
moisson, et qui formaient
les petits points noirs. On
doit donc considérer ces
périthèces comme les fruits du parasite qui cause la maladie
du Pied.
F ig . 3 3 2 . — Ophiobolus graminis.
A. Mycélmm dans les cellules de la paille.
B, Mycélium extérieur à filaments bruns, soit
allongés, soit pelotonnés • en petites masses de
stroma.
Parvenus à maturité, ils renferment des asques allongés-