
du milieu de l ’épatemeiit qu’il forme sur la racine nourricière
émane un prolongement qui plonge à l ’intérieur
de celle-ci. Il est parcouru selon son axe par une série de
cellules vasculaires qui mettent en communication le
) 8 . — C o u p e t r a n s v e r s a l e d ’ u n s u ç o i r d e Rhinanthus minor s u r
U NE RA C IN E DE G R AM IN E E .
(D'après M. de Solms Laiibacli.)
système vasculaire de la radicelle de Rhinanthe avec le
corps ligneux de la racine nourricière (fig. 468).
L a masse du suçoir est composée de parenchyme.
On y peut distinguer une portion extérieure ou corticale
qui, du côté de la racine nourricière, se dilate pour
former l ’épatement qui l ’enveloppe et une portion centraie
constituée par des cellules polygonales plus petites
et remplies de protoplasma.
Le cordon vasculaire qui traverse le suçoir selon son
axe est formé de cellules spiralées courtes, diversement
liées les unes auxau tres et dont les parois présentent ordinairement
des épaississements réticulés. Près de l’extrémité
du suçoir ce cordon devient plus épais et 011 y
voit les cellules vasculaires disposées en rayonnant perpendiculairement
à son axe. Dans la partie qui pénètre
dans la racine nourricière, ces cellules sont moins lign ifiées,
plus longues et plus larges et ne présentent sur leurs
parois que quelques bandelettes d’épaississement interrompues
et réduites à des points isolés.
Quand les suçoirs se fixent sur des racines dicotylédones,
les cellules vasculaires qui pénètrent dans la racine
nourricière sont entourées d’une certaine quantité
de cellules qui font le prolongement du tissu de la partie
centrale du suçoir et elles constituent un cône qui pénètre
à travers toute l’écorce de la racine nourricière et
vient aboutir à la surface de son corps ligneux.
Dans les racines de graminées les cellules vasculaires
du suçoir pénètrent seules, mais elles s’y enfoncent plus
profondément, elles rompent l’assise de cellules protectrices
et s’introduisent dans l’intérieur même du
corps ligneux.
Les autres plantes de la famille des Rhinanthacées,
les Pédiculaires, les Euphraises et les Mélampyres ont
des suçoirs qui présentent la plus grande analogie avec
ceux des Rhinanthes.
Toutes ces plantes ne sont, du reste, qu’en partie parasites.
Elles ne puisent par leurs suçoirs qu’une portion,
sans doute assez faible, de leur nourriture dans les
racines des plantes voisines. Elle s tirent, en outre, direc.
te m e iit , elles-mêmes, par de nombreuses racines les subs