
encore fixé au rameau dépouillé. Les ceps dépourvus
de feuilles demeurent chargés de raisins qu’ils ne peuvent
plus nourrir et qui ne parviennent pas à une maturité
complète.
Les places où les feuilles commencent à être envahies
par le Peronospora sont d’abord marquées par
une couleur plus jaune, assez visible sur la face supérieure.
C ’est le premier indice de l’invasion de la maladie.
Bientôt les petites taches jaunâtres s’accusent plus
nettement, elles grandissent et deviennent d’un brmi
roux, de la couleur que prennent d’ordinaire les feuilles
mortes; le tissu de la feuille, en effet, est mort et desséché
en ces points.
Quand on retourne les feuilles ainsi attaquées, on
voit sur leur face inférieure, surtout le long des nervures,
une sorte d’efflorescence blanche ayant un éclat
qui la fait ressembler assez à un dépôt de gelée blanche,
Ce sont les conidiophores épanouis au dehors du Peronospora,
dont le mycélium se glisse entre les cellules
du parenchyme de la feuille qu’il épuise et qu’il tue.
Le mycélium du Peronospora de la Vigne est formé
d’hyphes non cloisonnées, variant beaucoup de grosseur,
selon qu’elles ont plus ou moins d’espace pour se développer.
Elles glissent entre les cellules et y plongent seule-
mentdes suçoirs globuleux ifig. 41 . Elles présentent de
nombreuses ramifications naissant sous des angles divers,
mais qui souvent se rapprochent de l’angle droit.
L ’observation du mycélium du Peronospora est difficile
dans les feuilles. On le peut voir bien plus facilement
dans la pulpe des grains, mais il présente là parfois des
particularités spéciales. M. Viala a proposé, pour obtenir
des préparations du mycélium des feuilles, de faire
macérer les feuilles malades dans l ’eau à une température
de 3o° pendant i 5 jours. Sous l’action du Bacillus
Fie. 41. — Peron ospo ra viticola.
îiycélium ramifié portant fies suçoirs globuleux,
tissu de la feuille qu’il épuise en plongeant ses suçoirs
dans les cellules vivantes, il émet des rameaux qui s’engagent
dans les stomates et sortant au dehors prennent
l’apparence de petits arbres ramifiés qui se chargent de
conidies [fig. 43:. Il est rare qu’il ne sorte par un stomate
qu’un seul conidiophore, il s’en produit le plus souvent