
quementà l’équateur; dansla Puccinie, chacune des deux
loges de la spore n’a qu’un
seul pore de germination, et
il est terminal, c’est-à-dire
que le pore de la loge supérieure
traverse le sommet
épaissi de la spore, et que
celui de la loge inférieure
s’ouvre latéralement au-dessous
de la cloison.
Les spores de la Puccinie
des céréales qui constituent
la Rouille noire, naissentplus
tardivement que celles des
Uredo qui forment la Rouille
orangée, et seulement quand
la végétation de leur plante
nourricière va bientôt cesser,
quand l’époque de la moison
approche. On donne à ces
sortes de spores qui sont ordinairement
des spores dormantes,
ne germant qu’après
l’hiver, le nom de téleiito-
spores. La plupart des Puccinies
ne germent ainsi qu’après
plusieurs mois de repos,
quand, au retour de la belle
saison, leurs plantes nourricières
se couvrent de nouvelles
feuilles ; c’est le cas des
Puccinies des céréales. Mais
il y a quelques espèces qui
germent dans l’été môme où
Graminis.
elles sont nées, aussitôt après leur maturité : la Puccinie
de l’OEillet [Puccina Arenariae); la Puccinie des
Mauves [Puccinia Malvacearum ), sont dans ce cas.
On désigne ce groupe de Puccinies sous le nom de
Lepto-Puccinies.
Ce qui caractérise essentiellement les spores de Puccinie
et plus généralement les Téleutospores des Urédinées,
ce n’est pas la propriété qu’elles ont le plus souvent
de supporter la mauvaise saison et de germer tardivement,
mais leur mode spécial de germination qui est autre que
celui des spores d'Uredo.
Les téleutospores ne produisent pas comme les uré-
dospores un long tube de germination capable de pénétrer
par un stomate dans la plante nourricière et de s’y
transformer en un mycélium parasite. De chacune de
leurs loges sort un tube assez court, épais, divisé par quelques
cloisons transversales et rempli de plasma qui ne
s’allonge pas au delà de deux ou trois fois la longueur de
la spore, et qui donne seulement naissance sur le côté à
quelques petits rameaux courts et pointus que Bénédict
Prévost avait déjà observés et qu’il comparait aux an-
douillers d’un bois de cerf (fig. 79 A). C’est un promy-
céliuni dont la végétation est limitée. A l’extrémité des
petites pointesqu’ilportenaissent des corpuscules courts
réniformes, dans lesquels va s’accumuler toutsonplasma.
Ce sont des sporidies qui germent en produisant un tube
court qui peut pénétrer dans l’épiderme des plantes nourricières
où il ne tarde pas à se ramifier, à se cloisonner et
à devenir un mycélium parasite aussi bien que le tube
de germination d’un Uredo. Au point de vue de leui gei-
mination, les téleutospores des Puccinies offrent ainsi
la plus complète analogie avec les spores des Ustilago.
Seulement on n’a jamais vu leurs sporidies germer dans
un liquide nutritif ni s’y développer en levûres.