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pseudoparench}'me à éléments polyédriques que l’on
peut regarder comme une sorte de sclérote diffus, dans
lequel s’amassent de grosses gouttes d’huile et qui demeure
à l’état de vie latente.
Les hyphes pénètrent en outre jusque dans la partie
profonde de l’écorce et même dans les vaisseaux et le parenchyme
ligneux du
bois qu’elles détruisent
et remplissent d’un feutrage
blanc. En moins de
I 5 jours, à l’humidité, il
ne reste plus d’une racine
envahie par la Rhizoctone
qu’un tube d’écorce
dont tout l’intérieur est
détruit.
Quand les filaments de
Rhizoctone atteignent
une racine déjà couverte
de périderme, ils s’étendent
et se ramifient à sa
surface et y forment,
surtout sur les points où
se trouvait une fine radicelle
F ig . 2 6 8 . — Rosellinia quercina.
S c l é r o t e f o r m é p r è s d ’u n e r a d i c u l e
M ORTE ÉMET TAN T DES PR O LO N G EM ENT S
SOUS L E P É R ID E RM E E T A l ’i N T É R IEU R
DE l ’é c o r c e .
(D ’a p r è s M. E . H a r t ig . )
et où, par suite, le cylindre de liège est percé, des
pelotons gros comme une tête d’épingle qui sont de véritables
petits sclérotes (fig. 268). Leur surface extérieure
durcit et se colore en noir.
Par leur autre face qui est appliquée à la surface de la
racine, ces petits corps globuleux produisent, si la température
favorise leur croissance, des saillies charnues
en forme de coins (fig. 268) qui s’introduisent entre le périderme
et le parenchyme cortical de la racine ou même
s’enfoncent dans ce parenchyme jusqu’à gagner la ré-
gion cambiale. Si les conditions extérieures sont défavorables,
ces sclérotes peuvent demeurer à l’état de vie
latente, mais quand la température devient assez élevée
et le sol assez humide, les coins charnus s’allongeant en
paquets d’hyphes, pénètrent dans tous les tissus de la racine
et les détruisent.
Quand les plants sont plus âgés et déjà morts, les filaments
qui s’étendent à leur surface ne sont plus blancs,
mais bruns, et les petits sclérotes noirs se
montrent en grande quantité, non seulement
sur le pivot, mais aussi sur les parties
inférieures de la tige. Dans un milieu humide,
ils germent à l ’air par leur surface
extérieure (fig. 269); leur couche corticale
noire se fend par places et laisse sortir des
touffesd’hyphes, qui s’allongent enfilaments
de mycélium pour former une lame feutrée,
à la surface de la tige et de la racine sur
le sol et des cordons de Rhizoctone.
Les hyphes de la Rhizoctone qui pénètrent
dans la couche superficielle de l’écorce
F i g . 26 9 .
R o s e l l i n i a
quercina.
S c l é r o t e , f o rm é
s u r u n e r a c in e
g e rm a n t e n é-
m e tta n fc à l ’a i r
d e s to u f f e s d e
filam e n ts . (D 'a p
r è s M. B . H a r tig
. )
y forment également entre les lames de périderme de
sclérotes qui sont limités seulement par une fine lamelle
de liège. Il peut s’en produire ainsi plusieurs les uns au-
dessous des autres dans l’épaisseur de la couche du périderme.
Quand le temps favorise la végétation du Rosellinia les
cellules du pseudoparenchyme, dont sont formés ces sclérotes,
émettent des filaments incolores très fins qui produisent
à l’intérieur de ces corps une sorte de tissu médullaire.
Peu à peu, le tissu des sclérotes se transforme
en filaments qui s’allongent dans toutes les directions.
Les cordons de Rhizoctone sont très sensibles à la
sécheresse; elle les détruit très facilement; la conserva-