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qui attaque directement les petites feuilles du coeui et
les couvre du velouté lilas de ses fructifications (v. i
vol., p. i 38). 11 en est un autre, le Sphaerella tabifica,
qui ’cause aussi la pourriture du coeur de la Betterave,
mais indirectement, en attaquant d’abord les pétioles
des feuilles déjà grandes et en gagnant, de là, le collet
qu’il désorganise et tue (v. p. 263).
Dans ces deux cas, les feuilles mortes du coeur^ se
couvrent bientôt d’un revêtement noir olivâtre formé de
fructifications de Cladosporium, à'Alternaria ei de Macrosporium
qui sont simplement saprophytes. Il est
probable que ces diverses fructifications conidiennes se
rapportent au Pleospora herbarum ou à une espèce voi-
sine.
M. Fuckel a pensé qu’un champignon de la forme Al-
ternaria, qu’il a nommé Sporidesmiumputrefaciens, peut
être par lui-même la cause de la mort des petites feuilles
du coeur de la Betterave. Frank, tout en signalant
un autre champignon parasite comme cause de la pourriture
du coeur de la Betterave, admet cependant que
le Sporidesmium putrefaciens de Fuckel est vraiment
parasite sur les feuilles de Betterave. Il lui attribue
plusieurs formes conidiennes, et le rapporte à une espèce
particulière de Pleospora qu’il nomme Pleospora putrefa
c ien s (i).
C’est sur les feuilles déjà âgées que M. Frank a observé
ce Noir formant à leur surface une couche veloutée
d’un brun olive. Le mycélium du champignon, qui produit
au dehors ses fructifications conidiennes, formedans
l’intérieur des cellules épidermiques une couche de filaments
divisés en cellules courtes par des cloisons
transversales rapprochées; ils sont souvent serrés les uns
(I) Frank, die K r a n k h . d e r Pflanzen, 2“ éd. i 8g 5 ; I L partie, p. agS.)
contre les autres de façon à former presque une lame
continue, d’où émanent les conidiophores.
Ce sont le plus souvent des tubes dressés, bruns, plus
ou moins courbés, un peu irréguliers, assez gros et courts
qui portent à leur sommet chacun une seule spore cla-
viforme, fort semblable à une spore à'Alternaria. C ’est
cette forme qui a reçu de Fuckel le nom de Sporides-
F ig . 3 3 g. — P leo spo ra pu trefa ciens.
A, (Mycélium et conidies des formes Cladosporium et Clasierospiorium. — B, Asque de Pleosiwra
C, Spores isolées, un pou plus grossies. (D’après M. Frank.)
mium exitiosum (fig, 33g). M. Saccardo l’a rapporté au
genre Clasterosporium qui diffère seulement du genre
Polydesmus, parce que ses conidies ne se montrent pas
en file les unes au bout des autres.
Après que bon nombre de ces conidies en massue
cloisonnées se sont détachées du sommet de leur conidiophore,
on voit dans la même touffe des filaments bruns
qui s’allongent davantage et produisent à leur extrémité
des spores plus petites ellipsoïdes, uni ou bi-cellu-
laires qui se rapportent à la forme Cladosporium.