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Herpotrichia nigra R. Hart.
Maladie des aiguilles du Pin Mugho et de 1 Épicéa.
Ce parasite attaque l’Épicea, le Pin Mugho et le Genévrier
en montagne dans les régions élevees. Dans les
massifs de Pin de montagne on
rencontre de grandes places où à
première vue, les arbres semblent
avoir été brûlés par un incendie.
Dans les pépinières et les jeunes
peuplements, en hiver ou au printemps
à la fonte des neiges, on
trouve les pieds d’Épicea tués par
le parasite qui les couvre d’un
revêtement d’un brun chocolat
foncé (i).
Cette couche est formée par le
mycélium, qui enferme dans le lacis
irrégulier de ses filaments cloi-
F . g 3 2 , . - R a m e a u d e P in R i <=. 3 2 2 . - Herpo trichia n ig ra .
C e m b r o c o u v e r t p a r l e Goupc cVunc fomllo .lo Pin Ccmtoo montrant la
m y c é l iu m d e UHerpOtri- mycélium pai-asito par un .atomatc et la c o n w o n do.
Chia nig ra. d oPép itemo.
(i) R. Hartig, H edw ig ia ,
p. 1 74 (1889).
i 3 , etc. Lehrb. d e r Baumkrankheiien,
sonnés d’un brun foncé les rameaux et les aiguilles, les
enserre et les unit les uns aux autres, de telle façon que,
mortes, elles ne peuvent se détacher et tomber (fig. 3 2 1).
Le mycélium filamenteux produit sur l’épiderme surtout
au-dessus des stomates, de petits amas d’un stroma
noirâtre, qui constituent une petite lame granuleuse au-
dessus de la cuticule, et s’enfonce dans le profond vestibule
du stomate où il forme une masse qui remplit
cette cavité et se moule contre ses parois, puis envoie
par l’ouverture stomatique des filaments qui pénètrent
dans le parenchyme de l’aiguille et le tue (fig. 322).
Les cellules épidermiques qui, dans le Pin ont des parois
canaliculées et si épaisses que la cavité de la cellule
en est presque comblée, sont dans les feuilles attaquées
par VHerpoirichia nigra profondément corrodées et
souvent presque réduites à la fine membrane intercellulaire,
sans doute par une substance sécrétée parles amas
de mycélium pelotonnés sur l ’épiderme et dans l’antichambre
de stomates.
Dans le parenchyme de la feuille brunie et désorganisée,
on voit s’étendre des filaments mycéliens
bruns et pareils à ceux qui couvrent la surface de la
feuille.
Au milieu de la croûte d’un brun chocolat qui couvre
les feuilles (fig. 3 2 3 ) , se développent en grand nombre de
petits périthèces de VHerpotrichia nigra. Ils sont noirs,
globuleux et mesurent environ 3 dixièmes de millimètre;
de leur surface partent de longs filaments sinueux, rampants,
bruns, pareils aux filaments du mycélium avec
lesquels ils se confondent. Ces périthèces contiennent
(fig. 324) des asques allongés, entourés de nombreuses et
longues paraphyses filiformes, qui s’entremêlentpar leur
extrémité au delà des asques, et se gélifient de bonne
heure, comme les parois mêmes des asques.
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