
Coeoma pinitorquum A. Br. — Melampsora
Tremulæ Tul.
Rouille courbeuse du Pin. — Rouille du Tremble.)
On désigne sous le nom de Coeoma, une forme d’Urédiiiée
analogue aux Æcidium, mais dont les files de
spores ne sont point entourées d’un péridium.
C ’est à un Coeoma, le Coeoma pinitorquum qu’est due
une Rouille du Pin qui attaque les jeunes peuplements
ou les extrémités des pousses des arbres plus âgés, en
altère singulièrement la croissance normale et peut causer
de graves dommages. Le mycélium du Coeoma désorganise
les tissus sur un des côtés des pousses en voie de
développement, il rend ainsi rallongement tout à fait
inégal et oblige la flèche à se courber du côté malade
(fig. 1 12 A). Quand la maladie se d év elopp e avec intensité,
elle fait périr les extrémités des pousses et si le plant n’a
que deux ou trois ans elle détruit le peuplement tout
entier.
Le mal apparaît vers le commencement du mois de
juin, au moment où les bouquets de jeunes feuilles commencent
à se montrer. On voit alors se marquer sur
l ’écorce verte de la jeune pousse des taches d’un jaune
pâle, longues de un à trois centimètres et larges d’un demi
à un. Sur ces taches on peut distinguer cà la loupe de
petits points saillants qui sont des spermogonies naissant
tout à fait à la surface de l’écorce, soit dans l ’épiderme,
soit au-dessus entre l’épiderme et la cuticule. Puis, au-
dessous, dans le parenchyme cortical commencent cà se
former les fructifications du Coeoma (fig. 1 1 3 B).
Les filaments du mycélium se montrent en quantité
entre les cellules de l ’écorce qu’ils enveloppent de toute
part; ils se dirigent vers l ’extérieur et vont se terminer
tous au même niveau peu au-dessous de l’épiderme. Ils
F ig . 1 1 2 . — Coeoma pinitorquum.
A. Hameaux courbés par le t'cnoma ■pin itorqu um. — B, Coe om a fructifiant dans le tissu_de la
tige ; s p ., siiormogonics. Au closaous on voit sefoime r les files d’æcidiospores. C. Fragments
dü la figure précédente à un plvis fort grossissement — e Baside produisant les files de spore.
- d . Spores entièrement formées. (D’après 51. K. Hartig.)
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