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conidies de deuxième ct de troisième ordre, jamais davantage
(fig. 345 B). Il y a, du
reste, des formes intermédiaires
.A
près avoir produit le premier
étage de conidies, le filament
conidiophore recommence
à pousser au sommet,
et, ayant atteint une certaine
hauteur, produit un deuxième
étage de conidies puis un troisième,
etc. et ainsi de suite, parfois
jusque I 5 et 20 fois, quand
le filament continue à s’allonger.
Au contact de l’eau, de
l’alcool etc., les conidies se détachent
immédiatement et le filament
paraît dénudé. Ce n’est
que dans la culture sur porte-
objet que l’on peut bien distinguer
F i g . 3 4 6 . — Hermodendrum
cladosporioides.
(D'nprùa M. Saceard.)
la disposition et le développement des conidies sur
leur support.
F ig . 3 4 7 . — Demalium pullulans.
(D’après M. Laitreu«t.)
La forme Hormodendron {Hormodendron cladosporioides
Sacc.) ne diffère de la forme Cladosporium ni par
son mycélium ni par ses spores, à forme et à dimensions
très variables, du reste (fig. 3q6). Les filaments conidiophores
qui se dressent dans l ’air forment à leur sommet
des conidies de premier ordre; celles-ci en produisent de
deuxième et ainsi de suite jusqu’au dixième ordre
dig. iSq). Tout l’appareil conidien ressemble ainsi à un
petit arbre dont les branches sont composées de conidies
diminuant de taille de la base au sommet. Le filament
conidiophore épuisé par une si abondante production de
conidies ne reprend pas d’accroissement terminal ct ne
produit pas d’étages de conidies successifs, comme c’est
le cas pour la forme Cladosporium (i).
Enfin, les filaments mycéliens peuvent, comme l’a bien
établi M. Laurent, produire dans un milieu nutritif la
lorme Dematium. C ’est le Dematium pullulans de Bary,
où les filaments presque simples le plus souvent se couvrent
d’une prodigieuse quantité de conidies qui se multiplient
exactement d’ailleurs comme celles des formes
Cladosporium et Hormodendron (fig. 347).
Quand le liquide nutritif s’évapore peu à peu, les conidies
prennent une forme durable; leur paroi s’épaissit
fortement et se colore en brun. Toutes les cellules du
mycélium peuvent subir, du reste, cette môme transformation.
Ces cellules épaisses supiportent bien la dessiccation
et germent rapidement ensuite dans un liquide
nutritif.
Le Noir des céréales peut attaquer ces plantes aux
divers degrés de leur développement et envahir non pas
seulement les feuilles ct les organes de végétation, mais
les épis ct les grains qu’il peut altérer profondément.
(i) Janczewski, o p.ciL., p. 5.
M A LA D IE S D E S P L A N T E S . — T . H. n