
racines des jeunes plants se
touchent et s’entremêlent, la
maladie se propageant alors
aisément des uns aux autres.
Les jeunes pieds attaqués
pâlissent et se dessèchent en
commençant par les feuilles
supérieures qui entourent le
bourgeon terminal, puis les
feuilles inférieures se dessèchent
à leur tour et la plante
meurt. Le mal gagne de proche
en proche, surtout quand
la température est humide et
chaude et il peut anéantir
rapidement tout un ensemencement.
Quand on arrache un plant
présentant les premiers symptômes
de la maladie, on voit
que sa racine est profondément
altérée; souvent son
extrémité est tout à faitpour-
rie ; ses tissus sont tout au
moins mourants et colorés
en brun (fig. 266). Sa surface
est couverte d’un lacis formé
par les filaments de la Rhizoctone.
Ce sont des hyphes
cloisonnées, ramifiées à angle
aigu; elles s’anastomosent as-
. sez souvent lorsqu’elles se
F ig . 266. — J e u n e p l a n t d e c h e n e ^ ^ i n i '
ATTÂQvÈFARDY. Rosellinia quercina. croisent OU bien qu elles S e-
(D'après M. B. Hartig). teiideiit parallèlement les
unes aux autres pour former des cordons de la grosseur
d’un fil. Ces cordons se ramifient et s’unissent en réseau
à larges mailles, soit sur le sol, soit sur les racines
(fig. 267); d’abord blancs, ils brunissent au bout d’une
dizaine de jours et s’allongent, soit sous terre autour
des racines dans l ’intérieur
desquelles ils pénètrent, soit
à la surface du sol. Dans de
bonnes conditions de végétation,
leur longueur peut
augmenter de 10 centimètres
dans l’espace de 20 jours.
La chaleur et l’humidité
favorisent singulièrement la
croissance de ces filaments
de Rhizoctone. C’est dans
les mois de juin, juillet et
août, après les pluies, que
leur végétation est le plus
rapide. A l’automne, ils s’engourdissent
et passent à l’état
de vie latente, pour ne recommencer
à végéter qu’au
F ig . 267. — Rosellinia quercina.
A , B i lam e i i ts fie m y c é lm m j e u n e s e t e n c o re
b la n c s . - B , r i l a m e n t s m y c é li e n s p lu s â g é s
e t b r u n s .
mois de mai suivant, de façon
à causer, à partir du mois de
juin, des dégâts considérables.
Quand un des fins cordons de Rhizoctone en voie de
croissance rencontre une racine jeune, soitl extrémité du
pivot qui n’est pas encore protégé par une lame de périderme,
soit une radicelle latérale, il y pénètre aisément;
ses hyphes traversent les parois des cellules vivantes du
parenchyme cortical et forment à leur intérieur, en se
gonfiant et se divisant en articles courts, une masse de