
F ig . 1 0 2 . — S p o r e s DE P e r id e r mium
oblongisporium.
Senecio .sylvaticu.<;, il vit
leurs tubes de germination
pénétrer au bout de 20 à 3o
heures dans le Seneçon, l’infecter
et y faire naître six à
huit jours après la forme
Uredo du Coleosporium. M.
Cornu (i) a répété avec succès
cette expérience sur le
Senecio vulgaris. Une quinzaine
de jours après avoir
été ensemencé par les spores
du Peridermium des feuilles du Pin, le Seneçon se couvrit
des pustules de la Rouille que produit le Coleosporium
Senecionis.
Léveillé a donné le nom de Coleosporium
à des sortes d'Uredo
qui portent, non pas une seule
spore isolée à l ’extrémité d’un support,
mais une file de 3 à 4 spores
disposées en série linéaire et
qui se dissocient à maturité et se
résolvent en poussière. Tuiasne
a lait plus tard l’observation que
les touffes ainsi formées de files de
spores, ne se comportentpas toutes
de même au moment de leur maturité,
et qu’il en est dont les articles
ne se séparent pas. Tantôt
les files cohérentes de spores se
trouvent associées à d’autres files
dont les spores s’égrènent, tanF
i g . i o 3 . — Coleosporium
Sen ec î07iis.
(i) M. Cornu. B u lletin de la Société botanique,
t . 2 7 , ( 18 8 0 ) , p , 1 7 9 .
Germination
(D’.après JT. Plowrighl.)
tôt elles forment des touffes particulières qui demeurent
entières et solides.
Dans les files cohérentes, la cellule terminale et aussi
souvent la cellule, suivante germent aussitôt qu’elles
sont mûres en produisant un tube court en forme de
poinçon (fig. io3) qui n’est pas divisé par des cloisons
transversales en plusieurs cellules comme le promycélium
des téleutospores des autres Urédinées et qui
ne porte qu’une seule sporidie à son extrémité. Le
promycélium de chaque spore de Coleosporium rappelle
ainsi le petit rameau pointu, le stérigmate, d’une
des cellules du promycélium d’une téleutospore normale
d’ t/redfnee.
Les spores dont les files s’égrènent germent en produisant
un tube de germination à la façon ordinaire des
spores d'Uredo.
Les urédospores et les téleutospores du Coleosporium
qui se montrent successivement ou mélangées sur les
feuilles du Seneçon, sont les formes estivales de la
Rouille des aiguilles du Pin.
Jusqu’ici on n’est parvenu qu’à infecter les Seneçons
avec les spores du Peridermium oblongisporium et non
à produire la Rouille du Pin en ensemençant sur ses
jeunes aiguilles les sporidies du Coleosporium Senecionis,
mais il n’est pas douteux que cette infection se puisse
produire dans la nature.
La Rouille vésiculaire des aiguilles de Pin ne cause
d’ordinaire que de faibles dommages. On a propose pour
enempêcherla propagation d’enlever et de détruire toutes
les plantes, qui, dans les bois peuvent être envahies par
le Coleosporium Senecionis; cela ne semble guère praticable.