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i 38 M A L A D I E S D E S P L A N T E S A G R I C O L E S ,
cloches, il disparaît complètement dans les bâches.
Peronospora Schachtii Fuck.
Mildiou de la Betterave.!
Les cultures de la Betterave sont parfois ravagées
par le développement d’un Peronospora qui attaque les
ieuilles jeunes, celles du coeur principalement, arrête
ainsi la végétation et souvent entraîne même la mort des
Betteraves. Dans le cas où l’invasion s’arrête sous l’influence
de conditions météorologiques défavorables à la
multiplication du parasite comme cela se produit quand
le temps est sec en été, les Betteraves peuvent continuer
à végéter et même reprendre une croissance active après
avoir été fortement atteintes; des touflesde jeunes feuilles
se développent à la place de celles qui sont mortes, mais
les effets du mal persistent en partie et la quantité de
sucre contenu dans les racines des plantes qui ont subi
une attaque du Peronospora est toujours considérablement
diminuée ( i).
Le Mildiou des feuilles du coeur de la Betterave s’est
montré en France avec une dangereuse intensité par
intervalles en divers points ; il a été signalé particulièrement
en i 852 dans les environs de Valenciennes, en i86ô
dans le Limousin, en 1882 aux environs de Paris. Il est
probablement beaucoup plus commun qu’on ne le croit
et est souvent la cause véritable de la pourriture du coeur
de la Betterave que l’on a maintes fois attribuée à de
petits champignons noirs voisins des A Iterizaria qm
développent sur les jeunes feuilles quand elles ont été
(i) Aimé Girard, B ulletin de la société nationale d ’a gricu ltu re , 1882.
p. 5 36 .
tuées par le Peronospora dont on n’a pas d’abord observé
l’apparition.
Les feuilles attaquées par le Peronospora Schachtii
sont contournées, déformées, un peu épaissies et cassantes;
elles présentent d’ordinaire des boursouflures sur leur
face supérieure, et en dessous, aux places correspondantes,
elles sont couvertes d’un revêtement d’apparence pulvérulente
d’un gris lilas, dû aux conidiophores chargés de
conidies de cette couleur qui sortent par les stomates. Le
revêtement lilas peut couvrir toute la face inférieure des
jeunes feuilles et même les deux faces de celles du coeur
qui sont le plus fortement atteintes.
Le mycélium du Peronospora de la Betterave est
formé comme celui du Peronospora de la Vigne, des
Laitues, etc., de tubes ramifiés non divisés par des cloisons
et fort irrégulièrement dilatés par place. Ces tubes
rampent entre les cellules de la feuille et y enfoncent
des suçoirs très différents de ceux des Peronospora de la
Vigne et de la Laitue (fig. Sa D); ce ne som pas des ampoules
plus ou moins allongées, mais de véritables petits
rameaux qui pénètrent dans les cellules nourricières et
s’y bifurquent à plusieurs reprises, de façon à former
une petite touffe de tubes ramifiés.
Les branches du mycélium qui rencontrent des stomates
sortent par ces ouvertures naturelles et deviennent
au dehors de petits troncs conidiophores (fig. 52 A).
Ils se montrent soit isolés, soit deux ou trois ensemble
par stomate.
Comme dans la Betterave l’épiderme de la face supérieure
de la feuille n’est pas dépourvu de stomates, les
conidiophores s’y montrent souvent, mais ils y sont
moins nombreux toutefois que sur la face inférieure.
Un peu dilatés à leur base, les troncs conidiophores
se ramifient en se bifurquant plusieurs fois; les ramifi.
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