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66 M A L A D I E S DE S P L A N T E S A G R I C O L E S .
encore, se groupient devant l’ouverture de la conidie
sous forme d’une masse globuleuse. Bientôt elles s’animent
et se séparent pour nager librement dans le liquide
à l’aide de deux cils vibrátiles, dont l’un plus court est
dirigé en avant pendant la marche de la zoospore et
l ’autre en sens inverse (fig. 29 D. a.).
Après avoir nagé deux ou trois heures, les zoospores
s’arrêtent, deviennent globuleuses, s’entourent d’une
membrane de cellulose, puis émettent un tube de germination
qui entre dans les feuilles en y pénétrant palles
stomates (fig. 29 D. b.). La zoospore se fixe toujours
au bord extérieur du stomate; son tube de germination
rempli de plasma s’allonge et s’enfonce dans l’ostiole.
tandis quelle demeure a la surface sous forme d’une
vésicule fort ténue qui disparaît bientôt (fig. 29 E).
De Bary a fait, à maintes reprises, des ensemencements
de conidies sur des feuilles et des tiges de plantes
qui sont ordinairement attaquées parle Cystopus candidus
et il y a observé la pénétration dans les stomates
des tubes de germination des zoospores, mais le développement
n’allait pas au delà; les tubes de germination
ne se prolongeaient pas en mycélium au milieu des tissus
et ne produisaient jamais l’infection.
Ce n’est que quand l ’ensemencement était fait sur les
cotylédons, que les germes produisaient un mycélium
qui se ramifiait et prenait un développement considérable.
Les hyphes pouvaient alors non seulement produire
des conidies sur les cotylédons mais se répandre
dans tous les organes de la plante pendant sa croissance
et l’envahir en entier.
Ainsi le Cystopus candidus ne peut causer l’infection
des Crucifères qu’en s’introduisant par les stomates
dans les cotylédons au moment de la germination.
Cela explique pourquoi on voit dans les cressonnières
CH AMP IG NO N S P A R A S I T E S . 67
çàet là des pieds de Cresson couverts des pustules blan-
; ches du Cystopus dontles conidies se répandent enabon-
■ dance sur tous les pieds voisins sans que le mal s’étende.
Le Cresson est alors trop avancé pour pouvoir être infecté.
Le Cystopus a, comme le Pythium, des spores d arables
et quiescentes
■ qui se forment
à la suite d’une
véritable fécondation.
Le mycélium
contenu
dans l’intérieur
de la plante
nourricière forme,
vers la fin
de la végétation,
.[à rextréniitédes
rameaux de ses
F ie . 3 o.
hyphes des vé-
A. OEuf encore contenu dans l ’oogone. — B. Qîuf commençant
iSicLiles renflées
à germcv, l ’cnclosporo contenant les zoosporcs fa it liernic à tra vers
l ’épispore rompue.— C. Endosporo sortie de la coque formée
[qui sont des 00-
par l ’épisporo et contenant les zoosporcs. — 1). Zoospores
isolées agile.s. — E. Zoospores fixées et germant.
; gones. Le plas-
( p ’iiprès do Bary.)
ima de chacune
. d’elles se concentre en une oosphère qui est fécondée
,jà la suite du contact de l’extrémité d’un autre rameau
jdevenue une anthéridie, le phénomène de la fécondation
y présente tout à fait le même caractère que dans
y le Pythium.
Les oeufs du Cystopus candidus (fig. 3o A.) ont une
tmenibrane externe ouépispore très résistante, d’un brun
Ijaunâtre et qui porte à sa surface des verrues brunâtres
Igrosses et obtuses tantôt isolées, tantôt unies en crêtes,
[irrégulières. Ils ne peuvent germer qu’après un repos
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