
sortes d’arbres, Chêne, Érable, Figuier, Mûrier, Pécher,
etc., et même de plantes annuelles comme la Fève, la
Jacinthe, la Pivoine, etc. Ce n’est, en effet, que quand
les plantes qu’il attaque sont mortes, que quand son
mycélium vit en saprophyte sur les parties souterraines
qu’il a tuées, qu’il commence à produire des fructifications.
Le plus souvent le mycélium du Dematophora necatrix
forme sur la surface des racines ou du bas de la
tige un revêtement floconneux d’un blanc pur qui peut
s’faendre en lames feutrées sur le sol humide ou s’allonger
en forme de cordons reliant les masses blanches
les unes aux autres. Celte sorte d’ouate blanche peut
changer de couleur et devenir d’un gris fauve et brunâtre".
Entre ce mycélium et celui du Rosellinia aqiiila
la ressemblance extérieure est à peu près complète.
On a parfois confondu les cordons bruns du mycélium
du Dematophora avec les Rhizomorphes de 1 ff?-
millaria mellea; ils s’en distinguent bien cependant,
même par leur aspect; ils ne présentent jamais ^en
vieillissant l’apparence de cordelettes rigides et d’un
noir brillant du Rhizomorphe de VArmillaria et restent
toujours un peu cotonneux à leur surface,^ surtout
s’ils sont secs; en outre, les ramifications qu’ils émettent
n’ont pas la tendance qu’ont celles du Rhizomorphe à
se disposer perpendiculairement à 1 axe du cordon d oû
elles émanent.
Du reste, l’examen microscopique du mycélmm du
Dematophora fournit le moyen le plus sûr de le distinguer
de celui du Rosellinia aquila et de celui de 1 A r millaria
mellea. Les hyphes du mycélium floconneux
du Dematophora necatrix sont de taille assez inégale,
les uns sont fins, droits ou légèrement flexueux et peu
ramifiés, à calibre régulier et à membrane épaisse, les
autres, plus gros, à cloisons souvent assez rapprochées,
présentent souvent au niveau des cloisons des dilatations
F ig . 277. — Dematophora necatrix.
Filaments mycéliens.
en forme de poire
qui sont tout à fait caractéristiques
(fig. 277)
et qui peuvent atteindre
5 ou 6 fois le diamètre
du filament.
Le mycélium blanc
du Dematophora prend
aubout de quelque temps
une teinte grisâtre ; les
hyphes qu’on y voit présentent
aussi et plus nettement
que les filaments
blancs de ces renflements en forme de poire. Cette particularité
permet de les distinguer de ceux du Rosellinia
aquila qui ne présentent pas de pareils renflements; ils
sont en outre en moyenne un peu plus gros et peuvent
atteindre un diamètre de 7 à 8 ¡x.
M. Viala assure que les renflements piriformes des
hyphes du Dematophora peuvent s’isoler et se transformer
en chiamydospores, lorsque le mycélium est plonge
dans l’eau et soustrait ainsi à l’action de l’air extérieur
( i\ Le plasma s’y accumule et le reste du filament
se flétrit en même temps que la chlamydospore grossit
et s’enveloppe d’une membrane épaisse.
La structure des cordons blancs ne diffère pas notablement
de celle des lames floconneuses ou feutrees.
Le centre des cordons est formé des plus petits filaments
disposés parallèlement et qui ne présentent qu’exceptionnellement
de légers renfiements en poire ; le pourtour
(I) p. Viala, Mono graphie du P o u r r id ié . thèse de Paris. Masson, i S g i .