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y 1 2 EXPLICATION DES PLANCHES Di: MINEIULOGIE.
sur les ruines de Memp h i s : il y en a plusieurs varióles, c omme on pour r a le voir
dans la de s c r ipt ion miné r a logique de la region calcaire.
Fig. (f ce 7 . O S T R A C I T E S .
Ces osEracites de la vallée de Qo ç e y r se r a p p r o c h e n t b e a u c o up de l'espèce
vulgairement n ommé e ostracitc à falhaLi [ostraches transversim i-u¿osi¿s].
Ces coquilles petrifices f o rme n t à elles seules des couche s assez cons idé rable s ,
qui r e p o s e n t sur le terrain de transition. On n y voit mé l angée a uc une autre espèce
de coquillages : s eul ement les ostracites varient un peu dans leurs f o rme s ; ce qui est
assez ordina i r e dans ces fossiles, où les individus de la même e spè c e di f f è r ent beau
coup les uns des autres. T o u t e s ces coquilles pa r f a i t emen t intactes, a c cumul é e s et
couchées à plat, sont lices foibl ement par un c iment calcaréo-argileux friable. Les
exemplaires q u e n o u s avons fait figurer, sont de grandein- naturelle , c omme tous
les dessins de cette collection. Il existe, dans la c o u c h e où je les ai prises, des
coquilles plus g r a n d e s ; mais celles de cette d ime n s i o n sont les plus communes.
Fig. 8. GRÈ S TUBULAI R E S .
Fragment d'im tube de gr è s , t rouve dans les sables du désert Libyquc , près du
Birket Qe r o u n , ou ancien lac de Mccris. Il est f o rmé de grains de quartz très-fortement
agglutinés. Le tube d o n t ce f r a gme n t p r o v i e n t , avoit envi ron six dé c imè t r e s
d e long. O n en t rouve plusieurs semblables, et toujour s isolés, dans les sables. Ce
fait singulier s'est r epr é s ent é tlans d'autres pa}s, sans que l'on connoi s s e la cause qui
le produi t .
Fig. S).
Même f r agmen t vu dans im autre sens,
P L A N C H E I f .
BORDS DE LA MER ROUGE ET VALLÉE DE L'ÉGAREMENT.
Coquilles fossiles.
F¡¡¡. /. CAMA GIGAS .
C e t t e gr ande coquille, dé t a ché e des récifs (jiii b o r d e nt la côt e orientale du
golfe de Suez, à deux lieues au sud de s font a ine s de Mo ï s e , est e n c o r e à son
état na tur e l. Le s naturalistes la connoi s s c nt sous le n om de cnum gigas. Elle est
d u même g e n r e que les grandes coquilles qui se voient dans l'égl/se de Saint Sulpicc;
à Pa r i s , et qui y s e rvent de bénitiers.
L e roche r auquel elle est a d h é r e n t e , est un calcaire ool i t iùquc c ave rneux, de
formation r é c e n t e , (jui e n v e l o p p e aussi quelques autres f r agmens de coquilles,
A P P E N D I C E AU MEMOI R E P R E C E D E N T . J l ^
Sur la côt e occidentale du g o l f e , à quelques heures au sud de Suez, des
couches très-étendues, élevées de quelques pieds au-dessus du niveau de la me r ,
sont formé e s par un amas de semblables coquilles à l'état na tur e l , mais empâ t é e s
dans un gravier fin pr inc ipa l ement calcaire, d o n t les grains o n t contracté u n e
certaine adhé r enc e .
Ce grand coquillage vit e n c o r e dans cette me r . Je ne l'ai vu nulle part à l'état
fossile, mais toujour s empâ t é ou dans des couche s oolithiques, ou dans un terrain
d'alluvion, tous deux très-modernes.
Fig. J2.
Même échantillon vu par la face o p p o s é e , et dans sa situation naturelle. Le
récif d o n t il a été dé t a ché , qui reste à dé couve r t à ma r é e basse, est r e couve r t dans
la ma r é e mo n t a n t e . La coul eur verte de l'intérieur de la coquille est d u e à u n e
matière dépos é e par les eaux. Un e mul t i tude considérable de balanes sont adhé r ens
à la surface des récifs. Ce coquillage est très-abondant sur les roche r s à fleur d'eau.
J e l'ai vu dans u n e gr ande é t e n d u e de la côt e orientale du golfe de Suez, jusqu'à
l'extrémité de la p é n i n s u l e , aussi - bien que sur les récifs des envi rons de
Qoçeyr ( • ) •
f'S-. ECHINITE.
Recueillie dans le terrain calcaire de l'Arabi e p é t r é e . à c inquant e mè t r e s audessus
du niveau de la me r Ro u g e , sur la r o u t e de la baie de Co r o n d e l aux
fontaines the rma les d 'Hammam Fa r a 'oun. Qu o i q u e reposant sur une c o u c h e
de calcaire c omp a c t e , elle étoit sans a d h é r e n c e avec elle, ainsi que le n." 4 : ce
qui semb(c indiquer qu'elle étoit empâ t é e dans une c o u c h e friable qui a été dét
r u i t e ; cause assez ordina i r e de l'isolement des échinites.
L e têt de la coquille est conve r t i en spath calcaire blanc opaque . L' int é r i eur
est r empl i par un calcaire grossier assez consistant, dans lequel on distingue u n e
multitude de camérines lenticulaires.
Fig. É C H I N I T E .
C e t t e variété d' é chini t e , assez différente de la p r é c é d e n t e , vient de la même
localité.
L e têt de la coquille est éga l ement conve r t i en spath calcaire. Sa surface est
colorée en jaune de rouille vers les bords par un peu d'oxide de fer. L' int é r i eur
d e ce fossile est r empl i par le même calcaire que le p r é c é d e n t , dans lequel on
distingue aussi quelques petites camérines.
Le même fossile que le n.°.
(;) Voyiz l'explication de U planche i
vu par sa surface inférieure.
n.N. TOME il.
C