
4 8 R E P R É S E N T A T I O N D E S R O C H E S DE L ' É G V P T E P A R LA G R A V U R E .
. Les cristaux de felcispatli, par exemple , sont souvent sujets à renfermer des cristaux
d'une matière étrangère, des lames de mica ; on verra, du premier coup-d'oeil,
dans une gravure, la quantité, la grandeur de ces lames, et d'autres circonstances
semblables dont la connoissance est utile pour servir à résoudre certaines ques-
F L O R ^ y ^ G Y P T I A C ^
ILLUSTRATIO,
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1 •[
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Mais ce qu'il y a de pltts Important à faire connoître dans les roches, c'est la
disposition respective des divers caractères, ou ce que l'on nomme la contexture
de la roche; et à cet égard il n'y a aucune comparaison à établir entre les moyens
du discours et ceux de la gravure. Chaque formation de roches a une contexture
qui lui est propre, et qui peut la faire distinguer de celle des roches appartenant
aux formations antérieures ou postérieures : c'est donc là le point le plus essentiel
pour la géologie, et cela ne peut être révoqué en doute par ceux qui ont réfléchi
sur le but de cette science (i).
La position relative dos diverses sortes de roches dans la nature, peut trèsbien
être rendue par le discours (dans la supposition, toutefois, que ces roches
seroient d'avance bien indiquées): mais la gravure peut encore être utile pour
cet objet, en réunissant et plaçant, sous un même coup-d'oeil, les roches qui ont
entre elles des rapports de position intéressans.
De tout cela il fauilra conclure que, pour bien connoître les roches, les seuls
moyens du discours, ou de la représentation par le dessin, seroient insuffisans, pris
chacun à part; mais que, réunis, ils rempliront très-bien cet objet. Or , c'est
uniquement ce que nous nous sommes proposé.
A U C T O R E A. R. D E L I L E .
(i) Beaucoup de personnes cependant croient que l'on
a tout fait quand on a indiqué !a nature des subsiances
qui entrent dans une roche ; et parce que la chimie n'envisage
que ce seul point, on a pensé qu'il devoit en être
de même en minéralogie et en géologie, comme si ces
diverses sciences avoient le même objet, et que les
mêmes moyens pussent également leur convenir. C'est
une erreur qui ne peut entrer que dans l'esprit des personnes
qui n'ont aucune idée du véritable but de la
géologie.
CLASSIS PRÌMA, MONANDR 1A.
O R D O , MONOCYNIA.
1. C A N N A indica LINN. Rosettac in hortis.
BOERHAAVIA ripens. Vid. in Di andr i à.
2. S A L I C O R N I A fruticosa LINN. A s.
j . herbacea Z/A'-v, — Ar ab. chrasì, ex Forskal. A s.
glauca. — Salicornia virginica FORSKAL.
. cruciata FORSK. Al exandr ix, et ad iittora ii Rubri. — Ar ab, salta, ex Forsfc.
6 . strobilacea PALLAS. [ H . N. Bot anique , pl. 3, fg. 2.] — Ar ab. s^uyJ.
CLASSIS / / , D I A N D R I A .
O R D O , M ONOGYNIA.
BOERHAAVIA r epens LINN. [ H . N. Bot anique , p!. 3, fig. / . ] ^ g . sup.
MOGORIUiM Samba c Juss., LAM., DESFONT. — Nyc t ant he s Sainbac ¿ / /VM, et Nyc t anthes
undulata , in notis Am ¿en. acad. pag. 44$.— Ar ab. ^anbaq, ^ fill. K b .
J A S M I N UM officinale LINN. K h.
grimdiflorum LINN. — Ar ab, yasmyn. K b .
OLEA e u r o p x a LINN. — Ar ab. jeytom.
V E R O N I C A Anagallis Z/iVA'. R s.
U T R I C U L ^ R I A infiexa FORSK. [ H . N. Bo t a n i q u e , pi. 4. fig. / . ] — Ar ab. J y hamoul.
Rosett® et Damiata: in fossis agrorum oryzx .
VERBENA LINN. Vid. in Di d y n . Angi os p .
ROSMARINUS officinalis LINN. K h . — Ar ab. J ^ A / ; - / , oV—aselban.
SALVIA xgypt i a c a LINN. K d . — Ar ab. ^ J ra'Uh , j j ^ l chagaret el-gha^al, id e s t ,
herba Gazellce.
officinalis LINN. RS .
verbenaca LINN. A s .
- — "f" nudicaulis VAHL.
N O T A R U M E X P L I C A T I O .
yCg. s u p . . . . Pianta / igypt i superioris.
Ks Kahirie spontanea.
Kd I • .. . desertorum indigena.
Kh liortcnsis vel eulta.
R s Roseti« spontanea.
R d desertorum indigena.
I I . N. TOME l i .
R h . . . . Planta Rosetta; hortensis vel cuitA.
As Alexandria; spontanea.
Ad desertorum indigena.
Ah hortensis vel eulta.
t In ./Ììgypto mihi non obvia, et inter wgyf
liacas fide auctorum memorata.