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661 DE LA C O N S T I T U T I O N P H V S I Q U F
agates des terrains volcaniques, n'ont point toujours, c omme el les, les traces
de ce canal par lequel s'est introduite dans les cavités des Javes la matière qui
a forme les concrét ions siliceuses. Nous sommes donc hors d ctat de prononcer
sur leur origine ; nous consignons seulement ici des doutes , des conjectures , qui,
en appelant l'attention des nouveaux voyageurs, pour ront amener des renseignemens
plus décisifs.
Il est bien d'autres roches dures qui ont été employées dans les arts par les
Égyptiens; ma i s , outre que nous n'en avons pas toujours retrouvé les carrières,
et que nous en ignorons quelquefois même le gi sement , elles n'offrent pas par
leurs masses la même impor tance que les précédentes. Nous avons cru devoi r nous
borner à réunir ici tout ce qui concerne les grès et les brèches ou poudingues
siliceux, c omme jouant un plus grand rôle dans les monumens anciens, et ayant,
par leur nature et par leur gi sement , des rapports qui peuvent rendre intéressant
leur rapprochement dans le même écrit.
DE L ' É C Y P T E .
SEPTIÈME PARTIE.
Descriptioîi de diverses Localités de l'Égj/pte et des Déserts
voisins, dans lesquelles il existe du 'Natron ou Carbonate
de soude natif.
L ' e x i s t e n c e du natron ou carbonate de soude parmi les substances du règne
minéral est une des observations remarquables auxquelles avoient donné lieu, dès
la plus haute antiquité, les déserts qui avoisinent l'Égypte. Hé rodot e et Pline nous
ont transmis sur cette matière quelques détails assez curieux; mais, c omme , en
parlant des matières minérales de l'Égypte citées par les écrivains anciens, nous
devons discuter plusieurs questions d'antiquité relatives au nat ron, nous nous
bornerons ici aux observations propres à compléter l'histoire naturelle de cette
substance.
Jusqu'à l'époque de l'expédition des Français en Égypte, on avo it regardé l'existence
du cai-bonate de soude dans les lacs de Te r r àneh comme un fait particulier
à ce point des déserts. Peu de temps après l'arrivée de l'armée Française au Kai re,
plusieurs membres distingués de la Commi s s ion des sciences visitèrent et firent
connoître avec précision, sous différens rapports, ces grands lacs situés à l'est de
Terràneh, qui n'avoient été qu' incomplètement décrits par tous les voyageurs
précédens; il suffit donc , quant à cette localité, de renvoyer aux Mémoi res publiés
par MM. Berdiol let et Andréos sy, qui ne laissent rien à desirer. Ma i s , outre ces
lacs, il existe encore du natron dans beaucoup d'autres localités qui ne sont indiquées
dans la relation d'aucun voyageur , et que les recherches entreprises pendant
notre séjour en Égypte m'ont donné occasion de reconnoi tre. Sous le rapport de
l'histoire naturelle, ces nouveaux gisemens méritent l'attention; ils offrent quelques
particularités propres à conf irmer les explications données sur la format ion de ce
sel dans les lacs de Ter ràneh. Quoiqu' i ls soient fort loin d'avoir poiu- le comme r c e
la même impor tance que ces grands lacs, ils ne sont cependant pas à cet égard
dénués de tout intérêt. Il en est un sur-tout dont l'exploitation fournit de natron
la jjartie supérieure du Saïd : c'est une raison qui nous engage à entrer à son égard
dans plus de détails que pour les autres; nous lui consacrerons la première section
de cette partie, et nous réunirons dans la seconde les descriptions de tous les
autres gisemens que nous avons observés.
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SEI'I II.Mi; PARUE.