
I I,
U ' '
J
IT ' •
àm
f"
mm
^ 2 8 DE LA C O N S T I T U T I O N P H Y S I Q U E
exacts. On voit par-là pourquoi l'ancienne coudée Nilomctrique tie 360 au statle
remplaça h coutlie xylopristit|ue tic 4QO, et tievint tlès-lors tl'un usage universel
flans le pays. Aussi les Égyptiens lui donnèrent le nom de Am' bdady, coudée
propre au pays, ¡[uoique ce soient les Romains tjui en aient rendu l'usage vulgaire.
Il est bien étonnant que ce nom de dira hcLidy n'ait pas attiré l'attention : il
n'en falloit pas davantage pour retrouver tout le système Égyptien, en comparant
cette mesure avec les circonstances de l'inondation.
§. IV.
Digression sur les Pieds llali(jue et Romain.
Ce pied appelé Italiqm, qui ne contient que i 28 lignes du pied Français, a ill
être fréquemment transporté à Rome par les Romains employés en Égypte et
par tous les artistes Grecs qui s'y rendoient d'Alexandrie. Comme il ne diffère
que d'environ Jeux lignes et sept dixièmes du véritable pied Romain, et de
quatre lignes de celui qui se déduit des mesures creuses, ce doit être aujourd'hui
une source de méprises et de discussions sur la valeur exacte du pied Romain.
Cela explique en partie pourquoi l'on trouve à Rome des étalons d'anciens
pieds aussi variables de grandettr.
Le pied Égyptien , dira-t-on , diffère encore trop sensiblement du picJ
» Romain pour qu'on ait pu le confondre avec lui dans l'usage ; une diffé-
» rence de quatre lignes est trop considérable; d'ailleurs, à peine cite-t-on parmi
» les pieds anciens un seul pied de 128 lignes : mais les pieds d'environ
» o u 130 lignes y sont plus c ommu n s ; ils se rapportent même à ce terme
.> précis, en assez grand nombre pour faire soupçonner une cause particulière, et
» voilà ce qu'il faudroit expliquer. » Tâchons de le faire ; si nous nous trompons,
on nous pardonnera cette conjecture, qui ne touche en rien au fond de notre
système. La petite différence qui existoit entre le pied Égyptien et le pied Romain,
étoit fort gênante sans doute pour les ouvriers et les artistes d'Alexandrie,
obliges de travailler également pour les Romains et pour les gens du^ pays : ils
ont dit chercher à obvier à cet inconvénient, à éviter ou à dimiinier l'embarras
et les contradictions perpétuelles (|ui en résultoient dans leurs travaux et dans
leurs calculs, et à concilier le double besoin qu'ils avoient dans leurs rapports
avec les deux nations. La seule voie pour cela étoit de prendre un terme moyen,
ou d'adopter une mesure qui, partageant la différence, put être également employée
à la place de l'une et de l'autre mesure sans erreur sensible ; le pied de
129 lignes qui se trouve fréquemment dans les étalons des anciens pieds
Romains, vu sa commodité, put être et devenir assez commun. En conséquence,
une mesure d'environ ^ plus courte que le pied Romain ordinaire put être
fréquemment transportée à Rome, Ces pietls particuliers s'y conservèrent au moins
comme monumens curieux. La variation des pieds Romains étoit inexplicable,
et sur-tout leur fréquente longueur d'environ 1 29 lignes. Cette opinion en
D E l ' é o y p t e . ; / ; . ' PARTIE. 5 2 5
rendroit raison. Elle n'est jjas tout-à-fail invraisemblable : je ne la donne au surplus
que comme une pure conjecture, c'est la seule de ce genre que je me sois
permise ; et je conviens qu'il seroit très-possible que la rencontre d'étalons de
130 lignes eiit une cause plus essentielle, qui tint à une évaluation fort ancienne
(lu pied Romain et à une diversité dans le type même de ce système : car les
milles Romains présentent eux-mêmes cette diversité. On trouve des milles tie
7J2® 753 toises, comme l'ont très-bien remarqué d'Anville et M. Barbié du
Bocage : or ces milles correspondent parfaitement avec les étalons du pied dont
nous venons de parler. Nous nous proposons d'examiner particulièrement cette
diversité des mesures Romaines, qui n'a peut-être pas attiré l'attention autant
qu'elle le mérite ( 1 ). Cette longueur de beaucoup d'étalons ne sauroit être une rencontre
accidentelle , ni provenir d'une altération du pied Romain; les mesures
n'en subissent pas de semblables : outre leur co'i'ncidence singulière à ce même
ternie, il faut remarquer que plusieurs de ces mesures qui s'écartent en plus ou en
moins du pied c ommu n, sont monumentales et bien authentiques ; par consé-
(jiient, que toute idée de raccourcisseïnent par fraude ou par négligence de la
part des fabricans, ou par un long usage, ne sauroit être admise : tels sont les
pieds qui se déduisent des proportions des édifices anciens, &c.
Nous allons, dans l'un des paragraphes suivans, donner connoissance d'un autre
étalon qui n'est guère moins direct que la coudée, pour déterminer tout le système
métrique de Héron d'Alexandrie, l'auteur qui nous a laissé le traité le plus
complet sur les mesures Égyptiennes.
C H A P I T R E V.
Des Dtanks on Stades redoublés.
Du Dïauk de Héron d'Alexandrie.
Le diaule étoit, dans tous les systèmes anciens, une mesure de deux stades.
On l'employoit dans les cirques et les hippodromes, qui en offrent encore de
ficquens étalons.
Ainsi les stades avoient leurs doubles aussi-bien que leurs sous-doubies. On ne
doit pas regarder cela comme une complication de mesures. C'est ainsi que,
clans notre système mode rne , nous pourrions, sans qu'il y eût d'altération dans le
type de la mesure, iaire les supputations par mètre, par demi-mètre , ou par
double mètre ou toise métrique. Nous pourrions supputer même par pied et par
coudée métrique, si l'usage de la coudée eût prévalu chez nous. Nous avons eu
(i) Depuis la rédaction <le ce
nouj avons fait des recherche« s
//. N. TOME 11.
e partie du Mémoire,
: cette question : ellei
mt condu'
IS types dans iei
qu'effectivement il
anciennes.