
la place de chaque piece eft exprimée par une ligne
ponftuée quiindiquela: cheville fur laquelle ellé doit
ê t r e t a c î f é e 4 ,figurb^'q.',font dehx reffortS'. Sup-
pofant itoutes ces pièces rerriifes fur leur' platine ,
comme d'arts la figure y ±, nous allons expliquer leurs'
effets. i . :: y.’.ycp/fe ft : _ ■ ■ :>* f>;" ■ ■
Avant cependant d’entrer dans -aucun détail là-
defîus,- il eft bon de fë rappeller quels-font les effets
que la pehdule à répétition doit produire : ils font au
nombre-de quatre ; il faut lorfque l’on tirele cordon,
i°. que-la pendule forme ;• qu’elle fonne l’heure ;
j° . qu’elle'f onne auffid'es-quarts , fi elle en doit fonner
, félon l’heure marquée par les aiguilles ; enfin,
il faut qu’ayant une foisrépété l’heure jufte-, elle continue
de le faire tant que la pendule ira." On va voir
comment les pièces que nous venons-dé décrire, par
• leurs conftruriions 6c leurs difpofitions refpeétives,
exécutent fous tes effesi >-
En tirant le. cordon V V Rattaché à la poulie G ,
on la fait tourner de G vers D ; cette poulie entrant
quarrément, comme -nous l’avons dit fur l’arbre de
barillet, -.elle ne peut tournér fans qu’il tourne auffi
dans le même fens,v.c’eft-à-dire de 3 en 2., &c. figure
31 ; maisc’eftle fensdans lequel il bande le ref-
fort, & dans lequel il peut tourner indépendamment
de la rouei J79 , même-figure : par conféquent cette
roue reliera fixe, & le reffort fera bandé d’une quantité
proportionnelle à :l’arc parcouru par la poulie ;
ainfi plus cet arc fera grand, plus il fera bandé ; maintenant
li on lâche le cordoU, le reffort en fedéban-
dant fera tourner l’arbre de barillet en lens contrai-
rè , 6c conféquemment la roue en même tems qui
parcourra par ce moyen un arc égal à celui que la
poulie avoit parcouru en fens contraire par le mouvement
du-cordon. Les chevilles rencontrant alors
la bafcule du marteau des heures, le fera.frapper fur
le timbré.. D’où l’on voit-^i“. comment’ en tirant le
cordon on fait fonner la pendule ; pour concevoir
enfuite comment elle fonne un nombre de coups déterminés
, on remarquera que le rateau D engrene
dans le pignon-£ adapté à la poulie; qu’ainfion ne
peut la faire tourner fans faire.mouvoir auffi le rateau,
& que l’arc qu’il décrit eft toujours proportionnel
à l’efpace parcouru.par la poulie. Par conféquent
que s’il parcourt un grand arc, la poulie parcourra un
grand efpace ; le reffort fera beaucoup bandé, 6c en
lé débandant, il fera parcourir à la roue y9 , figure
3 / , un grand arc ; ce qui fera paffer un plus grand
nombre de chevilles devant la bafcule, 6c la fera par
conféquent frapper un nombre de coups toujours
proportionnel à l’arc parcouru par le rateau. Pour
faire donc que ce nombre de coups foit différent 6c
toujours femblable à l’heure marquée ; la queuë H H
du rateau, lorfqu’on tire le cordon, va s’appuyer fur
le degré £ du limaçon des heures, de façon, par
exemple, que lorfqu’elle porte fur le degré D D du
plus grand rayon, la poulie a décrit un petit arc ; le
reffort a été peu bandé, & en fe débandant il fera
parcourir un arc à la roue, tel qu’il ne paffera qu’une
cheville fur la bafcule du marteau, qui en confé-
quence ne frappera qu’un coup. Si l’on fuppofe au
contraire que le limaçon foit dans une autre fitua-
tion, telle, par exemple, que la queue du rateau s’enfonce
juftjue dans le degré 00 du plus petit cercle ;
alors le reffort fera bandé tout ce qu’il peut l’être,
6c en fe débandant il fera parcourir à la roue un efpace
tel que les 12 chevilles pafferont toutes fous la
levée du bafcule du marteau, 6c feront en confé-
quence fonner 12 coups : d’où il eft clair, i° . qu’en
tirant le cordon, la pendule fonnera ; 20. qu’elle tonnera
un certain nombre de coups déterminé par le
limaçon des heures. Pour que ce nombre de coups
foit toujours égal à l’heure marquée par l’aiguille,
l’étoile faute d’une dent toutes les heures au moyen
dé la cheville K fixée fur la furprife. Ainfi fuppo-
fant qu’il foit midi & demi à la pendule , & qu’elle
aille dans une demi-heure, la furprife fera fauter l’étoile
d’une dent pu de la douzième partie defon tour,
6c changera le degré répondant à la queue H du rateau
; dè façon que ce fera alors le degré D D , portion
du plus grand cercle, pour qu’alors la pendule
rie fonne qu’une heure ; ainfi le limaçon étant une
fois fitué de façon que la pendule répété l’heure pré-
cife marquée par les aiguilles tant qu’elle continuera
d’aller, elle répétera conftamment l’heure juffe.
Ainfi', lorfqu’on tire lé cordon, on voit i°. comment
la pendule fonne ; 20. comment elle fonne un
nombre.de coups déterminé; 6c 30. comment ca
nombre s’accorde toujours avec l’heure marquée par
les aiguilles ; on va voir maintenant comment elle
fonne les quarts.
La main, ou piece des quarts M eft mobile autour
du pivot N, 6c au moyen du reffort 4 , dès qu’elle eft
libre , 1a queue, fig. 3 4. va s’appuyer fur le limaçon
des quarts Q , fig. 30. qu’on doitfuppofer ici être
immédiatement au-deffus de la furprife : à mefure
que cette queue 4 s’approche du centre , les dents I
s’éloignent du point E ; entre ces dents I s’engage
une cheville qui tient à la poulie. Lors donc qu’on
tire le cordon, cette poulie tournant, la cheville le
dégage d’entre les dents , 6c la main étant alors en
liberté , fa queue L vient s’appuyer fur les degrés du
limaçon des quarts dans la fituation P C , alors la
pendule fonne comme nous l’avons expliqué ; mais
îorfqu’elle a une fois fonné les heures , la cheville
de la poulie rencontrant l’une des dents de la main,
l’entraine avec elle , fi elle entre dans la première
en d, elle la ramene , 6c s’appuyant fur le fonds de la
fente, elle eft arrêtée de façon que la poulie ne pouvant
plus tourner , la pendule ne fonne point de
quarts ; fi au contraire la queue de la main s’appuie
fur le plus petit des degrés du limaçon, les dents I
étant alors fort éloignées de la cheville après que
l’heure eft fonnée, la poulie peut encore tourner, 6c
par conféquent la roue auffi , ce qui fait fonner les
trois, quarts ; ainfi félon la dent de la main dans laquelle
la cheville de la poulie entre , la pendule ne
fonne point de quarts , ou en fonne un, ou deux, ou
trois, 6c comme le limaçon des quarts fait un tour
par heure, il s’enfuit que de quart-d’heure en quart-
d’neure fa pofition changeant, la pendule fonnera
dans ces différens tems les quarts marqués par les
aiguilles. Tout ceci bien entendu, on a du comprendre
comment la répétition fait tous les effets requis
; i°. comment, lorfque l’on tire le cordon, elle
fonne ; 2°. comment elle fonne un nombre de coups
déterminés ; 30. comment ce nombre s’accorde toujours
avec les aiguilles ; 6c enfin de quelle maniéré
elle fonne les quarts.
Cette répétition telle que nous venons de la décrire
, eft l’ancienne répétition à la françoife ; elle a un
grand défaut,c’eft que foitqu’ontire le cordon peu ou
beaucoup, elle fonne toujours, de maniéré que fi on
ne le tire pas affez pour que la queue durateau vienne
s’appuyer fur les degrés du limaçon des heures,
elle ne répétera pas l’heure jufte , à la vérité la pendule
fonnera toujours , mais ce fera plufieurs heures
de moins que celle qui eft marquée par les aiguilles.
Les horlogers appellent ces fortes de pendules, pendules
à répétition fans tout ou rien , 6c celle qui, fi
elles fonnent, le font toujours d’une maniéré jufte,
pendules à répétition à tout ou rien.
Defcriptio/i d'une pendule à répétition a tout ou rien.
La fig. 5z, PI. II. de Chorlogerie, repréfente lacadra-
ture d’une pendule de cette efpece ; cette répétition
diffère des autres en ce que la cadrature eft placée
fur la platine de derrière, ce que l’on reconnoit par
la lentille, au lieu de l’être fur la platine du cadran
R E P
comme dans celle que nous venons de décrire ; cette
difpofition a été imaginée par M. le R o i, horloger,
en 1728 : pour que les pièces de la cadrature puffent
avoir plus clé grandeur 6c que l’on en vît mieux les .
effets dans cette-cadrature ; la cremaillere.^.^ repré-
fents le rateau de la répétition que nous venons de
décrire , elle engraine de même dans un pignon caché
par le rochet £ , fixé fur l’arbre de la grande roue
de fonnerie ; cette roue eft ajuftée avec le barillet,
de la même façon que dans la répétition que nous venons.
de décrire , de forte qu’en tirant la cremaiile-
re de A en q on bande le reffort 6’c. Le rochet £eft
fixé fur le même arbre, ainfi en faifant tourner le pignon
, bn le fait tourner auffi, 6c les dents de ce rochet
rencontrent la levée ou l’cchappement du marteau
des heures ; cette levée eft dilpofée de façon
que la piece CG T étant dans le repos, comme dans
la fig. le rochet tourne fans la rencontrer, tellement
que tant que cette piece CGT refte dans cette fituation
, la pendule ne fonne point ;. lorfqu’on tire le
cordon la queue q de la cremaillere vient s’appuyer,
de même que dans la répétition précédente, fur le limaçon
des heures B ; mais voici en quoi cette répétition
diffère de l’autre 6c ce qui fait qu’elle fonne l’heu-
rè jufte ou qu’elle ne fonne point du tout. L’étoile
tourne fur un piVot qui au lieu .d’être fixé à la platine,
comme dans la répétition précédente, eft formé par
la vis y après qu’elle a traverfé le tout ou rien l y ,
cette aerniere piece mobile autour du point R, eft
pouffée continuellement vers la cheville L par le ref-
lort R , qui s’appuye contre la cheville du valet E ,
cependant elle peut, en s’abaiffant décrire un petit
arc dont la grandeur eft déterminée par le diamètre
du trou de la cheville L qui ne lui permet pas de def-
cendre au-delà d’un certain point. La piece C G T ,
appellée la piece des quarts mobile autour du point W,
fait la fonftion de la main , elle eft retenue en repos
ou dans la fituation où on la voit dans la fig. par deux
pièces ; 1 °. par le doigt d adapté à quarré fur l’arbre
du rochet, lequel vient s’appuyer pour cet effet fur
la cheville o fixée fur cette piece ; 6c 20. par le bec
M du tout ou rien qui retient la queue X de cette
piece ; lorfqu’elle eft dégagée du doigt d 6c du bec
M , elle tourne de G en T au moyen du reffort rr 6c
vient repofer par fa partie T fur la piece H qui eft ici
le limaçon des quarts, 6c qui fait comme lui un tour
par heure.
Voici l’effet de ces pièces, lorfqu’au moyen du
cordon on tire la crémaillère , on fait tourner le rochet
F , & le doigt d tournant en même tems de 0
vers C , la piece des quarts n’eft plus retenue que par
le bec M du tout ou rien ; fi la cremaillere ne def-
cend pas affez pour que la queue q s’appuye fur les
degrés du limaçon , l’échappement du marteau n’étant
pas libre , la piece des quarts le tenant toujours
hors de prife, le rochet retourne fans le rencontrer
& la pendule ne fonne pas ; fi au contraire elle vient
s’y appuyer, 6c fait baiffer un peu le tout ou rien,
en forte que fon bec M ne retienne plus la queue X
de la piece des quarts , cette piece tombe alors , dégage
l’échappement du mart eau 6c vient porter fur le
limaçon des quarts, l’échappement du marteau ét3nt
alors en prife, le rochet en retournant le rencontre
6c fait frapper le marteau des heures autant de coups
u’i l y avoit de dents du rochet de paffées ; l’heure
tant fonnee, la piece des quarts eft ramenée par le
doigt d qui en tournant rencontre la cheville 0 de
cètte piece , 6c les dents rencontrant l’échappement
des marteaux, font fonner les quarts ; on entend
facilement cju’ici la cremaillere 6c la piece des quarts
font difpofees de meme que dans la répétition précédente
, c’eft-à-dire que félon que la queue q de la
cremaillere repofe fur des degrcs plus ou moins profonds
4u limaçon # la pendule fonne plus ou moins
R E P i î î
de coups, & de même que félon que la partie T de
la piece des quarts appuyé furies degrés o , /, 2 &c<
du limaçon des quarts, la pendule fonne l’heure
finalement, ou fonne un ou deux quarts &c.
REPETUNDARUM crimen , ( Jurifp. rom. )
ou crimen de r/petundis, crime de concuffion, de pe-
culat; ce crime n’étoit pas d’abord un crime capital,
mais il le devint dans la fuite, à caufe du nombre
des coupables, à la tête defquels Verrès ne doit pas
être oublié. (Z>. ƒ.)
REPEUPLEMENT, fi m. ( Gram. ) l’adion de
repeupler. Voye{Po pu la t io n , Peuple & Repeupler.
Repeuplement, f. m. ( Eaux & Forêts. ) ce mot
fignifie le foin que l’on a de replanter les bois , foit
en y femant du gland, foit en mettant du plant élevé
dans des pepinieres.
REPEUPLER, v. a£L ( Gram.') c’eft peupler de
nouveau. On repeuple une province dévaftée ; on repeuple
une terre de gibier ; on repeuple un jardin de
plantes ; on repeuple un monaftere.
REPIC yi.xR.au jeu de piquet, fe dit lorfqüe dans
fon jeu, fans que l’adverlaire puiflè rien compter,
ou du moins ne pare pas, l’on compte jufqu’à trente
points ; en ce cas, au lieu de dire trente, on dit quatre
vingt-dix 6c au-deffus, s’il y des points au-deffus
de trente.
REPILER, v. a£L ( Gram. ) c’eft piler de-rechef.
Voyelles articlesPlLER & PlLON.
REPIQUER, v. aft. ( Gram. ) c’eft piquer de
nouveau. Foyei l'article Piquer.
R epiquer la drege, c’eft un terme de brafferie,
remuer lafuperficie de la drage, 6c l’égalifer, lorf->
qu’on a retiré les vagues, les premiers métiers étant
écoulés y 6c y mettre de l’eau une fécondé fois. Foyt{
l'article Brasserie.
REPISSER , terme de rivière, c’eft joindre deux
cordes enfemble. La corde du bac a caffé, il faut la
repijjer.
RÉPIT -ou R É P Y , f. m. terme, délai, furféance
que l ’on accorde par grâce. Le prince donne du répit
aux débiteurs de bonne f o i , pour les mettre à couvert
des pourfuites de leurs créanciers , afin qu’ils
ayent le tems de fe reconnoitre, de mettre ordre à
leurs affaires, 6c payer leurs dettes.
Les répits s'accordent de deux maniérés , ou par
des lettres de grande chancellerie que l’on nomme
lettres de répit (voyt{ Lettres DE r é p it ) ou par des
arrêts du confeil qu’on appelle ordinairement répits
par arrêts. Ces derniers ne s’accordent que pour des
confidérations très-importantes. Il fuffit de les faire
fignifie r aux créanciers pour arrêter leurs pourfuites
pendant le tems de la furféance 6c des defenfes accordées,^
moins, que ces arrêts mêmes ne portent
quelque claufe 6c condition qu’il faille remplir dans
cet intervalle, comme de payer les arrérages , &c.
Quoique ces arrêts foient des grâces du prince,
ils ne font pourtant rien moins qu’honorables aux
négocians qui les obtiennent, 6c qui par-là deviennent
incapables d’exercer aucune charge 6c fon&ion
publique, jufqu’à ce qu’ils ayent entièrement payé
leurs dettes, 6c obtenu du fouverain des lettres de
réhabilitation. Foye^ Réhabilitat ion. Diclionn.
de Commerce.
Répit , f. m. ( Jurifprud. ) eft une furféance aéçor-
dée au débiteur pendant laquellè on ne peut le pour-
fuivre.
Ces .fortes de furféances étoient ufitées chez les
Romains ; elles étoient accordées par un referit de
l’empereur; leur durée étoitordinairement de cinq
ans ; c’eft pourquoi elles font appellées en droit inducice
quinquennales. .
Il eft parlé des lettres de répit dans plufieurs de