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5 2 2 BE L'AIRE DES ESPÈCES.
rieur est ordinairement plus locale, plus différente d'une région à l'autre^
Les faits se résument dans le tableau suivant, du moins quant aux
familles phanérogames :
FAMILLES.
NOMBRE
total
des
espèces.
ESPECES DANS PLUS
DE DEUX RÉGIONS.
Nombre
absolu. Sur 100.
FAMILLES.
NOMBRE
total
des
espèces.
ESPECES DANS PLUS
DE DEUX RÉGIONS.
Nombre
absolu. Sur 100,
FAMILLES DONT LES ESPECES SONT EN MAJORITÉ SUBMERGÉES.
Nympiléacées. , ,
Haloragées. . . .
Gtiratopiiyllacées.
.il^ncéracces. . .
AUsmaeéiss . . . .
3 2 5 1 5 , 6 Naïades ou Fluviales, 7 0 1 5
4 0 5 1 2 , 5 8 4
2 K 2 A 3 2 O
7 5
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8 ' 1 0 , 7 Total. . . 2 3 5 m
PARTIE "SUBMERGÉES, PARTIE DANS LES MARAIS OU LIEUX HUMIDES.
Podophyllacées
Droséracées .
Rhizoplioracées
Lenti bul a ri ées
Typbacées . .
Joiicéfes . . .
Mayacacées. .
6 0 Pontcdériacées. . . 33 6
4 5 3 6 , 6 Eriocaulées 163 5
2 3 2 8 , 2 Xyridacées 6 5 2
1 7 5 11 6 , 3 1 7 2 2 1 7 0
11 33 GG
185 U 1 8 , 3 Total. . . 2 4 3 4 237
4 0
1 7 , 8
1 8 , 2
3 , 1
3,1
9 , 9
REPANDUES DANS LES TERRAINS HUMIDES, AYANT SOUVENT DES. ÈSPEGES DE MARAIS
OU MÊME SUBMERGÉES (a).
Renonciilacées. . . 545 3 4 6 , 2
Omb^llifères. . . . 1 0 1 6 61 6 , 0
Pyrolacées 17 6
Gentiahacées. . . . 4 6 5 4 2 9 , 0
Hydroléacées. . . . 3 4 3 8 , 8 Total.
Scrophulariacées .
Verbénacées . . .
Aracées
MARITIMES E t DES TERRAINS SALES.
Plunibagiiiacées.
Salsolacées. . .
Total. . .
Moyenne de 59417 Phanérog-ames indiqués dans le tableau p. 54 7
1 8 7 8 147 7 , 8
6 6 4 61 9 , 2
2 7 2 17 6 , 2
4 8 9 1 371 7 . 8
2 3 2 1 2 5 , 2
511 6 5 1 2 , 7
743 77 1 0 i 3
4 , 5
Il est essentiel de remarquer la condition sous laquelle l'aire de ces
espèces est étendue, savoir :7e coniaci de la plante avec Veau. Plüs une
famille offre d'espèces imtnergées, plus leur immersion est complète, plUs
aussi Taire moyenne est vaste.
Les plantes qui demandent une atmosphère humidè, mais qui fuient les
eaux stagnantes, sont, au contr^ire^ dans les catégories dont l'habitàtion
moyenne est la moins étendue. J'ai parlé déjà des Orchidées; j e mention-
(ix) Gette caiégonô de familles est cvidemmént incomplète et repose sur une appréciation
un peu vague. Lès autres sont plus déterminées. ;
AIRE DES ESPÈCES SUIVANT LEURS STATIONS. 523
nerai, en outre, les Cyrtandracées, Aristôlochiacées,Pipéracées, et l'on peut
dire, en général, les plantes des forêts et des montagnes humides dans les régions
équatoriales. Les Fougères et les Hépatiques ont une aire moyenne
moins grande que les Algues, peut-être parce qu'elles ont peu d'espèces
submergées et beaucoup, au contraire, qui vivent dans une atmosphère
humide. Enfin, nous verrons tout à l'heure que les arbres et arbustes ont
généralement une aire restreinte; or,, tout en exigeant une certaine humidité
du terrain, ils redoutent l'immersion.
Les plantes des terrains cultivés sont, avec les plantes aquatiques ou
demi-aquatiques, celles qui ont l'aire la plus vaste. Je ne m'arrêterai pas à
en fournir les preuves. Il me serait aisé de citer des espèces très répandues,
comme les Capsella bursa-pastoris, Specularia Speculum et perfoliata,
Stachys arvensis, etc., etc. ; pourrais aussi indiquer les familles
où il y a plus de plantes de cette nature et montrer qu'elles ont, en général,
une aire des espèces assez vaste; J'évite d'entrer dans ces détails,
parce que l'extension des espèces de terrains cultivés vient évidemment du
fait des cultures et de celui des transports, ce qui en diminue l'importance
au point de vue théorique. Je donnerai bientôt une preuve de l'aire très
étendue des plantes des cultures^, en parlant de l'extension moyenne des
plantes annuelles. Ce qui me paraît le plus important à remarquer, c'est
que, dans l'origine, les plantes aquatiques et de marais avaient une aire
beaucoup plus vaste que celles des cultures, mais que celles-ci tendent
maintenant à les dépasser. Les unes reculent, les autres avancent, également
par l'iniluence de l'homme. Toutefois la destruction des marais
s'opère lentement et d'une manière moins complète que l'extension des
cultures et des mauvaises herbes propres aux terrains cultivés. Il est rare
que les marais et leurs espèces disparaissent totalement d'un pays, tandis
qu'un laps de temps assez court a suffi pour naturaliser une infinité de
plantes des terrains cultivés dans le monde entier, si toutefois on veut les
appeler naturahsées, tandis qu'elles ne sont pas même spontanées et ne
vivent que par des travaux annuels de l'homme. Le fait primitif de l'aire
immense des plantes aquatiques se verra longtemps ; le fait nouveau de
l'extension des plantes des cultures se produit sous nos yeux et rapidement.
Les plantes des décombres, des murailles, des bords de routes et des
haies, suivent plus ou moins l'extension de l'espèce humaine. Elles sont,
au reste, trop peu nombreuses et trop peu caractérisées pour qu'il vaille la
peine de rechercher leur aire moyenne.
On pourrait croire, à priori^ que les espèces parasites présentent une
äire moyemié très restreinte. Cela est vrai, mais pas toujours cependant.
En voici la preuve :
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