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ì à EFFETS DE LA TEMPERATURE ET DE LA LUMIÈRE SUR LES VÉGÉTAUX.
taux (a). Il y résume les observations de i 826 à I8/1O. Les thermoinêtres
de Chiswick sont au nombre de trois. Le premier, couvert de laine noire et
exposé au soleil, donne le maximum de l'insolation ; le second, couvert aussi
de laine noire et exposé au rayonnement nocturne, en accuse le minimum ;
eniin le troisième se trouve dans les conditions ordinaires à l'ombre. La
moyenne des deux premiers thermomètres donne la température moyenne
entre les extremes produits par l'insolation et par le rayonnement, c'està
dire, selon M. Dove, la moyenne d'une localité exposée successivement
au soleil et au rayonnement. Elle n'est pas semblable à la moyenne prise
selon le procédé ordinaire à l'ombre : le rapport est de 12^,2 à 9%96.
Elle diffère d'un mois à l'autre, comme on peut en juger par le tableau
suivant où j'ai transformé les degrés de Fahrenheit en degrés centigrades.
OBSERVATIONS FAITES A CHISWICK, A L'OMBRE ET AU SOLEIL.
MOIS.
MOYENNE
entre les maxima
aprèsTinsoIation, et les
mìnima
après le rayonnement.
MOYENNES
A L 'ombre .
DIFFÉRENCES.
2^53 - 0,14
Février . . . 4,84 4 , 4 3 - 0,41
Mars 7,37 0,02 - 1,35
10,31 8 , 0 3 - 1,68
Mai 10,18 12,57 - 3,61
19,87 15,88 - 3,99
Juillet 21,72 17,40 - 4,26
20.69 10,80 - 3,89
Septembre 17,11 13,86 I- 3,25
Octobre 12,09 10,50 - 2,13
Novembre 0,85 0 , 3 3 - 0,52
Décembre 4,20 4 , 4 3 ' ^ - 0,17
Année totale 12,02 9,90 - 2,06
Hiver 3,83 3,80 - 0,03
Printemps 11,29 9,07 - 2,22
Eté . . 20,76 1 6 , 7 1 - 4,05
Automne : . 12,22 1 0 , 2 5 ' ^ 1,97
Période de mai à septembre. . 1 9 i l l 15,31 - 3,80
Cette série d'observations est probablement la seule irréprochable.
M. Dove en cite une autre de M. Stark, à Augsbourg, mais elle a été faite par
le moyen de thermomètres ordinaires^ non noircis, observés à septheures^
deux heures et neuf heures, et à 35 pieds au-dessus dîi sol, ce qui nû
. (a) Dove, lieber den Zmammenhang der Wdrmeveränderüngen der Atmosphäre mit
der Enlwickelung der Pflanzen. Berlin, 1846, p, 75. (Extrait des Berichte der Akad.
Berlin^ iSU et iS46.)
EFFETS DIRECTS DU SOLEIL ET INFLUENCE DE L'EXPOSITION. 15
donne pas les extrêmes d'insolation et de rayonnement, surtout près du
terrain. Les observations de M. de Gasparin ont été faites au moyen de
thermomètres sans index, non noircis, mais couverts de terre, et observés
à deux heures; le minimum produit par le rayonnement nocturne a été
supposé égal au minimum observé selon les procédés ordinaires et non
avec un éthrioscope, du moins pour Paris et Peissenberg. M. Quetelet a
fait faire des observations d'août ÎShà à août 18/|(5, à Bruxelles, au moyeii
de deux thermomètres à mercure, l'un à l'ombre, l'autre au soleil; mais
ils ont été observés à des heures déterminées, non d'après les maxima et
minima, et dans un endroit où le soleil ne donnait pas à certaines époques
de l'année (a). Par tous ces^ motifs, on ne peut guère comparer les résultats
obtenus avec ceux de Chiswick, ni entre eux.
M. Dove (6) estime que des observations pareilles à celles de Chiswick,
faites dans un climat continental, donneraient des différences plus élevées.
S'il entend que les extrêmes causés par l'insolation et le rayonnement
seraient plus distants l'un de l'autre, cela ne peut être mis en doute.
L'atmosphère des environs de Londres est beaucoup plus chargée de vapeurs
et de nuages que celle d'une station centrale et surtout orientale
de l'Europe. S'il veut dire que la moyenne tirée des extrêmes d'insolation
et de rayonnement, comparée à celle déduite d'observations à l'ombre,
donnerait des différences plus grandes, cela me paraît tout au moins douteux.
Le surplus de chaleur de la première de ces^ moyennes vient, je
suppose, de ce que l'atmosphère étant plus brumeuse la nuit que le jour,
le rayonnement ne peut pas compenser l'insolation, comme cela devrait
être avec une atmosphèi'e non variable. Or, dans les pays maritimes la
différence de pureté de l'atmosphère entre la nuit et le jour est peut-être
plus grande que dans les pays continentaux. Il faudrait de bonnes séries
d'observations dans diverses localités pour savoir à quoi s'en tenir, et à défaut
de ces observations, il est plus prudent de s'abstenir de toute affirmation.
Dans le doute, je partirai de l'hypothèse que la moyenne fondée sur
les extrêmes d'insolation et de rayonnement est proportionnelle, dans tous
les climats, ài a moyenne fondée sur les extrêmes à l'ombre; en d'autres
termes, que les points situés sur les mêmes lignes isothermiques (c) sont
aussi ensemble sur des lignes qui seraient tracées d'après la moyenne des
extrêmes d'insolation et de rayonnement.
(a) Quetelet, Sur le climat de la Belgique, br. in-4, 1846, p. 17 et ¡73.
(Ò) Pages 89 et 90.
(c) Je désigne par le mot isoihermiques les lignes passant par des. points ayant uné
températiîre égale pendant une période semblable de temps, pom^ distinguer des lignes
isothermes de M. de Humboldt, tracées par les points ayant unenioyenne ég^alc pendant
Tannée. - • ^ - - '