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Ì9'è DELIMITATION DES ESPÈCES.
VILLES. MOIS.
SA TESIPÉIIATCRK
MOYENNE.
MlLiniÈTRES
DE PLUIE.
JOUilS
HE PLUIE.
En dedans de l'habitation
occidentale {a).
Lisbonne (b)
Toulouse (c). . . .
Orange (d)
Marseille (c)
Alg'cr (c)
Février. . .
Avril. . . .
Mars. . . .
Avril. . . .
Février. . .
12,1
13,4
d2,7
54,0
53,4
43,(!
44,4
149,G
G,0
0,5
Hors de la limile. 1
Bordeaux . . . .
Nantes
Avril ? . . .
Mai . . . .
9
9
4G/J.
110,0
qî; /I
12,?0
A r'.
G ones
Palermc.
Avril. , . .
Avril. . . ,
14,0
13,7
12,2
ou, 1
115,8
58,1
41,G
10,0
12,0
d0,5
7,5
Le maximum de pluie dans le mois où la floraison estcensée commencer
varie beaucoup dans la région de l'espèce et en dehors ; mais le nombre
des jours de pluie, ordinairement plus significatif, est généralement
moindre en dedans de la limite. Un des points les plus difficiles à expliquer
est l'absence de l'espèce des îles Baléares, de la Corse, la Sardaigne
et la Sicile, tandis qu'elle existe à Nice d'un côté, en Espagne et en Algérie,
de l'autre. Supposons que le mois de mars corresponde dans ces îles pour
la température et pour l'époque de la tloraison à ce qu'est le mois de
février en Algérie, nous remarquerons dans la moyenne de Bastia, Ajaccio,
Gagliari, Messine, Palerme, Catane et Nicolosi, 7 ,83 jours depluie au mois
de mars, tandis que la moyenne d'Alger, au mois de février, est de 6 ,5. Il
semble qu'on pourrait arriver à constater une règle positive si l'on possédait
des renseignements sur le nombre des jours de pluie à Nice, à Smyrne,
à Constantinople et à Sévastopol, où croît l'espèce, et surtout si les
moyennes de pluie, de température et d'époque de la floraison étaient données
par décades ou par quinzaines, non par mois. On approche de la
vérité par le procédé informe de comparaison que peut permettre l'état
actuel des documents. Il faudrait avoir le jour moyen d'une certaine température,
comme 11°, 12°, 1 3 ^ et pouvoir examiner le nombre des jours
de pluie dans les semaines ou quinzaines qui suivent. J'ai le sentiment
qu'alors on arriverait à quelque chose de précis; et l'on aurait résolu un
(a) Je n'ai trouvé aucun document sur les pluies mensuelles dans l'habitation orientale
de l'espèce.
(b) Pour la température : Kamtz, Lehrb. Meteor., v. II.
(c) Mêmes sources quâ dans les tableaux précédents.
(d) De Gasparin, Cours d'agric., II, éd., p. 80, moyenne de 1836 à 1850.
LIMITES POLAIRES DES ESPÈCES SPONTANÉES. 1 9 9
(le ces problèmes qui sont bien faits pour exciter l'attention, car il est
remarquable de voir une espèce aussi robuste manquer à toute Tltalie et
aux îles voisines, et exister en Espagne, en France, en Algérie et dans
l'Asie Mineure.
R h o d o d e n d r o n poaitîcom, L. — Voy. p, 162 et pl. II, iig. 17.
Il serait du plus haut intérêt de connaître les conditions physiques sous
lesquelles végète spontanément cette belle espèce dans la Turquie d'Asie et
au midi de la péninsule ibérique, afin deles comparer aux conditions des
pays intermédiaires où elle n'existe pas.
Malheureusement, ces localités sont mal connues sous tous les rapports.
Voici ce que j'ai pu recueillir sur la température
Géorgie: Tifíis (a)
Turquie : Constantinople (ò).
Id. Smyrne (c)
Année. Hiver. Print. Etc. Aut.
o o 0 0 o
1 5 , 2 ? )) )> )} ) )
1 3 , 7 4 , 8 1 1 , 0 2 3 , 0 1 5 , 8
1 8 , 2 1 1 , 1 1 4 , 6 2 6 , 0 2 1 , 1
Constantinople et Smyrne sont un peu en dehors de la limite, Tune au
nord, l'autre à l'ouest. La température sur la pente des montagnes inter-,
médiaires, à une faible élévation où croît l'espèce, doit être analogue à celle
de Constantinople, sans qu'on puisse la préciser.
Voici les localités voisines de l'habitation occidentale de l'espèce. Leur
température est plus chaude que celle des montagnes adjacentes, où le Rhododendron
se trouve à 3 ou /i,0C)0 pieds d'élévation. Cependant, il faut
remarquer que Villanova est un point sur la côte de Portugal, au nord de la
chaîne sur le revers méridional de laquelle existe le Rhododendron.
An née. Hiver. P r i n t . Ele. Aut.
2 0 , 2 1 5 , 3 1 8 , 5 2 5 , 3 2 4 , 4
2 0 , 9 1 5 , 6 ? 2 6 , 7 ?
Villanova di Portimao (/")... 2 0 , 0 1 4 , 9 1 8 , 1 2 5 , 1 2 1 , 8
La comparaison de ces tableaux fait penser que la température sous
laquelle végète le Rhododendron au midi de l'Espagne, est plus chaude que
(a) Yoy. p. 195.
(b) Voir ci-dessus, p, 195.
(c) Mahlmann, ibid. Une année seulement.
(d) Observations de Tulloch pendant cinq ans, dans Kalaart, Fl. Calp., p. 24. Les
chiffres sont donnés comme moyens entre les maxima et minima. Ils sont tous plus
élevés que ceux cités par Mahlmann, dans Martins, Météor., p. 184, pour deux ans.
(e) Mahlmann, dans Dove, Rep. Phys., lY, p. 80, d'après une année seulement.
If) Cinq ans d'observations citées dans Berghaus, Phys. Atlas, Météor., tabl. 4.
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