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186 DELIMITATION DES ESPECES.
VILLES.
Sur la limite ou dans le
voisinage.
-L^ La Rochelle ^a). . . .
Dijon {b)
" Genève (f;)
Bille {d}
V i e n n e (a)
C r i m é e : j ^«vaslopol (e)
j Syinferopol (e).
Au delà.
A n g e r s {[}
P a r i s {g)
S t r a s b o u r g [b]
M u n i c h (b)
Ofen ou Bude (a)
Odessa (h) ^ ,
T E M P É R A T U R E S MOYENNES.
A l i n e e .
di,7
1 0 , 7
í),6
i).7
iO/t
M,5
0,7
1 0 , 8
0 , 8
8,8
1 0 , 5
9 , 3
. Hiver. J a n v i e r . P r i n t . É t é .
A u -
t o m n e .
Mars
à noy.
o o O o 0 0
4 , 8 4 , 9 1 1 , 0 1 9 , 2 1 1 , 8 4 4 , 0
1 , 2 9 ? 4 9 , 8 ? ?
0 , 7 - o ^ o 9 ^ 3 1 8 , 4 9 , 0 1 2 , 4
0 , 7 - 0 , 8 4 0 , 2 4 8 , 3 9 , 8 1 2 , 8
0 , 2 — 1 , 3 ' 1 0 / i 20,4- 4 0 , 5 1 3 , 8
1 , 8 0 , 0 1 0 , 2 2 1 , 7 1 2 , 6 1 4 , 8
0 , 5 - 0 , 3 1 0 , 6 1 9 , 6 8 , 0 4 9 , 1
5 , 6 4 , 7 1 1 , 5 1 8 , 2 7 , 8 1 2 , 5
3 , 5 1 , 9 1 0 , 5 1 8 , 0 4 4 , 3 4 3 , 2
1 , 4 - 0 , 2 9 , 9 4 7 , 8 9 , 8 1 2 , 5
— 1 , 1 — 1 , 0 9 , 0 4 8 , 2 9 , 1 1 2 , 1
- 0 , 4 — 1 . 9 1 0 , 6 2 1 , 2 1 0 , 8 1 4 , 2
- 1 , 5 - 1 , 2 7 , 0 2 0 , 0 1 1 , 5 4 0 , 3
Mai
à sept.
1 8 , 0
?
16,0
l t î , 8
1 8 , 0
9
9
1 7 , 3
1 6 , 8
1 6 , 5
1 6 , 8
1 9 , 7
18,2
Dans l'ouest de In France, le froid n'est jamais assez vif pour nuire à
l'espèce, car elle supporte en Suisse et en Autriche des hivers bien plus
rigoureux. Voyons si ce serait l'absence de chaleur pendant l'été, ou pendant
une période plus longue, qui l'empêche de s'étendre jusqu'à la Bretagne
et jusqu'à Paris. D'après La Rochelle, comparée à Angers et à Paris,
on pourrait croire que Ì9' de moyenne estivale, ou peut-être U%0 de
mars à novembre, sont nécessaires à l'espèce; mais elle supporte des
moyennes de ces périodes moins élevées, soit àGenève, soit à Bàie. D'après
Genève, on pourrait supposer 16",5, de mai à septembre; mais il y a
plus à Angers, où l'espèce n'existe pas. Ce serait donc une autre cause,
l'humidité probablement, qui fait obstacle dans la direction du nordouest
de la France.
Vienne offre des moyennes assez semblables à celles de La Rochelle. Si
(a) Kàmtz, Lehrb, der Meteor., v. Il, p. 88 et suivantes.
(b) Observations de Cotte, pendant neuf ans, citées par E. Becquerel, Ann. Inst, agr,
Versailles, p. 112.
(c) Moyennes corrigées de 1826-1841, dans Mém. soc. phys. Gen., X, p. 269, mém.
de M. G. Picot.
(d) Observations de P. Mérian, 1827 à 1836, dans Bove, Ueh. die nicht. period.
Vernnder., I, p, IT.
(e) Mahlmann dans Martins, Cours de météor.
( f ) Desvaux, Stat. de Maine-et-Loire, p. 170, pour les années 1820 à 1825. L'auteur
ne donne pas tous les renseignements qui seraient nécessaires pour apprécier la
valeur des chiffres. La différence du printemps à l'automne inspire des doutes.
{g) Moyenne de 1806 à 1833 dans Poisson, Chaleur, p. 463.
(/i) Observations inédites de Wilkins et Morozow de 1821 à 1831, à neuf heures du
matin et neuf heures du soir, corrigées pour le calendrier selon le procédé Kitpiier.
LIMITES POLAIRES DES ESPÈCES SPONTANÉES. 18 7
le Coronilla Emerus ne s'étend pas du côté de Bude, où les chiffres de la
belle saison sont plus élevés, il en résulie clairement que le froid de l'hiver
y est un obstacle.
A Odessa, le froid est ^encore plus vif (a), et, en outre, la chaleur. de
mars à novembre serait à peine suffisante. L'espèce reparaît en Crimée, où
elle trouve des abris.
L'espèce ne supporte nulle part des moyennes d'hiver plus froides que
0% ou des moyennes de janvier plus froides que •—
La délimitation est donc expliquée dans sa partie orientale, entre l'Autriche
et la Grimée; mais à l'occident, les moyennes de saisons et les
froids de Tliiver ne suffisent pas, et il faut recourir à une cause toute différente,
probablement l'action de l'humidité.
La comparaison des sommes au-dessus d'un minimum nécessaire conduit
aux mêmes résultats. R suffit des chiffres de Paris, où manque l'espèce, et
de La Rochelle et Genève, où elle existe :
SOMMES A PARTI R PE
V I L L E S .
4 0° 1 3 "
' 3074
1 3320
2 8 4 7
p
2 5 4 0
2 7 4 0
2 3 8 1
Ën comprenant des températures inférieures à 10", la différence entre
Paris et Genève augmente; elle diminue si l'on considère les températures
de plus de 13° comme seules utiles à l'espèce. R y a un point où les deux
climats se rencontrent, surtout si l'on réfléchit à l'effet de la lumière qui
ajoute plus au climat de Genève qu'à celui de Paris, pendant la durée de
la végétation ; mais il est impossible de supposer que des moyennes de IZi
ou 15" n'agissent pas sur l'espèce, attendu qu'elle fleurit à Genève en avril
et mai, dont les moyennes sont 8%8 et 13%7. Bâle, qui est de 150 mètres
moins élevé que notre vallée du Léman, et qui se trouve un peu plus au
nord, doit avoir une action du soleil moins intense, avec des sommes de
température de peu de chose plus élevées. L'espèce s'y trouve encore, tandis
qu'elle manque à Paris. Évidemment, ces sommes de chaleur au nordouest
de la ligne entre La Rochelle et Dijon seraient suffisantes à l'espèce.
Je reviens donc nécessairement à l'humidité comme cause d'exclusion
(a) Les observations citées dans le tableau sont probablement erronées pour la moyenne
de janvier. D'après la moyenne de l'iiiver et d'après ce qu'on sait du froid excessif de la
Bessarabie, le chifiVe de janviei' doit Atre de —2" ou
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