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17/1 DÉLIMITATION DES ESPÈCES.
I. ChaniS)í>ro|»?4 Íiumilis^. L. Voy. p. 153, et pl. î, fig. 1-4.
Lê Palmier nain ileurit au printemps et fructifie en automne (de Marlius,
Palm.^ p. 249). Il recherche les endroits secs et périt promptement dans
les terrains qu'on arrose (a). En Europe, il ne s'éloigne pas du littoral, ce
qui indiquerait, ou que Fair mélangé de vapeurs salines lui convient, ou
plutôt que les extrêmes de température sont trop rigoureux pour lui à une
certaine distance de lamer. Cependant, comme les organes foliacés du
Chamserops sont coriaces et se trouvent assez près du sol, il semble à priori
peu probable que les minima absolus lui soient extrêmement nuisibles. La
comparaison des températures de quelques localités va nous permettre
peut-être de constater les conditions essentielles de sa présence.
1 VILLES.
TEMPÉRATURES MOYENNES.- j
Année. Hiver, Minima. Print, Été. Aut.
Mars
à août.
Mars
à nov.
1
i ° Stir la limite ou trèsprès.
1 !!
Madère (b) Cultivé? d9,8 17,5
0? 18^,0 22,0 2l"o 20',0
0 lì
20,5 i
Barcelone (c) 17,0 10,0 9 15,5 24,5 17,8 20,0 19,9 i
• Cagliari (c) 46,3 10,2 2^0 14,0 22,4 18,3 18,2 17,6 li
— Nice (c) 15,6 9 , 3 — 9,6 13,3 22,5 • 17,2 17,9 17,7 j
. Païenne {d} 17,3 11,4 0,0 15,0 23,5 19,1 19.2 19,2 ;
• . Corfou ( 4 . . . . . . . 18,0
Zante { f } 20,4? 15,1 ? ? 20,1 ? 2 6 , 4 ? 2 0 , 2 ? 2 3 , 2 ? 22,2?;
La Canee (c) 18,0 12,4 9 15,0 25,2 18,9 2 0 , 4 1
2° Hors de la Umile de dO
il 20 lieices.
1 Pise (g) 1 5 , 5 7,1 — 0,2 14,0 23,2 16:, 8 18,9 18,2
1 Konie {d) 15,5 8,0 - 5,9 14,3 22;9 16,5 18,6 17,9
1 Naples (c) 10,4' 9,8 — 3,9 15; 2 23,8 16,8 19,5 18,6
j Athènes (c) - 4,0
1 Plus loin au delà de Ja
1 limite.
|! Lisbonne (c) 16,4 11,3 ? 15,5 ' 21,7 • 17, 0 18,6 18,1
j Marseille (/t) 14,1 7,5 —17,5 12,7 . 20,7 15,0 16,7 • 16,1
1 Bologne {d) 14,3 3,5 —16,9 14,1 24,0 14,9 19,3 17,8
Constantinople (i) 14,0 5,1 y, 11,8 2 3 , 0 15,9
--••tà-.'mTrt"»-
17,4 16,9
(a) Gosson,. An7i,. se. nat., 2® série, vol. XÍX, p. 121.
(b) Kamtz, Lehrh. der Meteor.II, ta b l e a u , au mot Funchal.
(c) Mahimann, dans Martins, Météor., tableau, p. 176 et 167.
(d) Schouw, Climat de Vllalie, part. IL
(e) Observations de Davy, citó par Griseb., Bericht Pflanz, gen,, 1843, p. 34.
(/•) Une année seulement d'observations dans Berghaus, Atlas Meteor,, tableau 4.
(g) Observations de deux à cinq années, dans Schouw, Climat de l'Italie, part. li,
p. 144.
{h) 18 années d'observat. calculées par Valz, dansHumb., Asie centrale, v. Ill, tableau
à la lin. Le minimum absolu est celui del820, cité par Martins, Patria, ñléléor., p. 186.
(i) D'après : les observât, de Turner etDelmar, pour Thiver, l'été et l'année, citées,
sans détails, dans Griseb., Bericht, 1841, p. 408 ; 2 " Mahlmann, dans Martins, l. c., pour
un à trois ans ; 3%le TchihatcheiT, trois ans d'observations, dans^m?.. méléor. de France,
1852.
LIMITES POLAIRES DES ESPÈCES SPONTANÉES. 175
La moyenne hibernale est plus élevée à Lisbonne qu'à Barcelone^ à Nice
et à Cagliari; et, en outre, la situation sur la côte ouest entraîne des minima
moins extrêmes relativement aux moyennes. A Nice, on a observé un
froid de —9" ,6 , il est vrai dans le laps de vingt ans. Supposons que le thermomètre
soit descendu seulement à — 8° dans la localité abritée de Villefranche
et Saint-Hospice, où se trouve le Palmier nain, près de Nice, toujours
est-ce une température bien rigoureuse, et elle n'a pas détruit l'espèce. A
Florence, le froidle plus fort observé depuis longtemps, a été de —8%5,
en 1789(Schouw, I taL, II, p. 10/|) ; à Pise il fait moins froid. A Rome,
on a vu — 5%9; à Naples --- 3«,9. D'après cela, le froid absolu ne
semble, pas pouvoir exclure l'espèce au midi des Apennins, èt cependant
elle manque de Monaco à Gônes, et au delà jusqu'aux limites de Naples.
Toutefois, les localités avancées de l'espèce, dans l'île de Capraia, dans une
petite île près du moni Argentare, en Toscane, puis sur les rochers maritimes
de Circée, Fondi et Capri, semblent montrer qu'elle exige un hiver
très doux, et qu'elle craint les minima de — Zi° à — qui ne sont pas
rares sur le continent de Toscane à Rome. J'en serais persuadé, si ce
n'était l'exemple de Nice.
Voyons la quantité de chaleur exigée.
Le printemps est de à l/j" au moins dans les localités où l'espèce
existe; mais il est de Ih^^b à 15^,5 dans plusieurs des localités où elle
manque et où cependant le froid n'est pas rigoureux; par conséquent, si la
chaleur de Tété ne vient pas accroître dans une certaine quantité celle du
printemps, les fonctions de la plante ne peuvent pas s'achever. Une moyenne
d'automne de 17%2 semble nécessaire d'après Nice, mais Lisbonne la
dépasse et ne présente pas l'espèce. On ne peut pas dire que la période de
mars à novembre doive avoir au moins 17°,5 ou 18% d'après Nice et Cagliari,
puisque Lisbonne, située assez loin de la limite, a plus de 17°,5, Ainsi, la
considération des extrêmes de froid, et des moyennes mensuelles ou de
saisons, n'explique pas la limite d'une manière complète.
J'ai calculé les sommes de température au-dessus de certains minima.
Voici le résultat (a) :
(a) D'après les mêmes documents que pour les moyennes.