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h ' ò i IIKPAHTITIO.N DKS INUIVIDITS DAA'S L'IIAHITATION DE Ì/KSPÈCK.
quelli n-rand nombre de ces ei^i)òces existent seulemeal dans quelques locali
lés éloignées les unes des autres, ou se trouvent limitées à la Suisse occidentale,
au Valais, aux Alpes autricliieinies, ou à quelque district de l'un
de ces pays. Faisant déiaut à une quantité de montagnes de meme sol et de
niéme élévation que celles où on les trouve, il est impossible d'attribuer
leur existence dans un point, ou leur absence dans un autre, à la nature
minéralogique du sol. Quehiues espèces admises par M. de Molil, d'après
Koch, ne sont probablement (pie des variétés d'espèces plus vastes et plus
répaudues. En défalquant ces plantes trop rares, trop limitées géograplii-
(|uement, ou d'une délinition incertaine, il reste /|5 espèces sur terrains
primitifs et 67 sur terrains calcaires, exclusivement. Je les cite en lescommentant
au moyen de publications récentes et de documents tirés de
ma correspondance ou de mon Iierbier.
1. f^:si)cccs iììdiqiu'cs par M. de Moki comme propres aux terrains prhnidfs [a).
U n t i n n e n i u ^ riitu-foliBas. — Los docteurs Ehrard {Flora, 1 849, p. 308) et
Poech {Flora, 4 842, p. 366) confirment la station exclusivement sur terrain dit
primitif, ]iour la partie orientale de la chaîne des Alpes. Moritzi {Pflanz. Graubund.,
p. 3 5) cite le Levirone, montagne des Grisons, où l'espèce existe sur un sol
d'humus reposant sur du calcaire, et M. de Hausmann {FI. Tyrol.^ /185'I, v. I,
p. '15) cite des localités sur calcaire et sur dolomie. Pour les Alpes méridionales
et les Pyrénées, je ne trouve pas de renseignements, non plus que pour la Sibérie
et la Daourie.
l l u g u e n î n î a teiiacc^UoSi». — Pen de renseignements sur le sol des localités
élevées des Alpes méridionales et des Pyrénées, où l'espèce existe. On l'indique
au mont Viso (Mut., Fi. Fr., T, p. 57), qui est un immense obélisque de
serpentine, entouré à sa base de schistes cristallins et surtout talqueux.
. IVasAiirtium |>;^rcnaicum. — MM. Lecoq et Lamotte {Cat. pl. du plat,
centr. France, p. 6'l) confirmenten indiquant: champs sablonneux, sables des
carrières, bords des routes des terrains primitifs. M. Mougcot {Stat. Vosges,
p. 1 08) indique l'espèce sur les rochers (entre les rocailles? je présume) sur granite.
L'espèce existe dans les terrains sablonneux de TAIsace, de Fribourg en
Brisgau, même autour de Bâle, depuis l'époque de Bauhin (Hagenb., 7^7., Il,
p. 'I 64, suppl., p. 1 33 ; Doli Rhein. Fi. : Koch, Syn.), mais la nature minérale'
gique du soi n'est pas précisée. Guépin [Fi. Alaine-el-Loire, 3' edit., p. 295)
l'indique « au bord des chemins et sur tous nos schisies. » Delastre du dép.
Vienne, p. 95) dit : « pelouse des terrains calcaires. » Elio est en Toscane sur
des tufs volcaniques (Savi, dans Bertol , FL ¡t., VIT, p. 45). MM. Lloyd, Des
Jionlins, et d'autres auteurs de Flores, ne spécifient pas le terrain.
^HciicTaHesia. — Les localités de Suisse paraissent bien granitiques ; mais
(a) Je rappelle que l'auteur désig-ne ainsi les o^-anits, j>'nciss, srhisie? micacés ser^
poutines, Ole. : ce sont ses expressions, dans le Mémoire, p. ilO. '
CAUSES L()C.\LKS DKTKilMLXANT LKS STATIONS.
lespèce croît.sur le montVentoux, montagne essentiellement calcaire (Ch. Martins,
Essai, p. 5 et 37 ; /luit..sc. nat., 1 838). Elle manque d'ailleurs à beaucoup
de Flores, par des causes probablement étrangères au terrain.
Cilene pumî l io. — Les docteurs Ehrard et Poech (/. c.) confirment; mais
M. de Hausmann {FL Tyrol,, '1851, v. I, p. '1 25) l'indique sur calcaire et granite.
Cwcranium aconkîfolium, •— Rare en Suisse. — Son habitation principale
est entre le mont Cenis et le col de Tende, sur les parties élevées des Alpes ; mais
les auteurs qui en parlent ne mentionnent pas ordinairement le terrain.
A s t r a g a l i i s cxscapi is. — Les localités saisses paraissent toutes granitiques
et ne sont pas nombreuses : celles du Tyrol, Moravie et Bohême, ne sont pas toujours
spécifiées par les auteurs au point de vue minéralogique. Le docteur Ehrard
{Flora, Ì 8 4 9 , p. 342) ledit propre aux terrains volcaniques, dans le midi de
l'Allemagne.
Ox;^tropis c i anc a . — Plante du Caucase, des Alpes du Tyrol et de la vallée
de Saint-Nicolas en Valais. Ce dernier point est granitique ; les autres le sont
probablement, mais les renseignements sur les localités font défaut. Elle existe sur
le mont Ventoux, qui est calcaire (Martins, Venloax, p. 38).
O ^ j t r o p l s lapponiea. — Rare en Suisse, paraît être aussi sur granite en
Laponie, mais je ne puis l'affirmer.
O x y t r o p i s fcctida. — Paraît sur granite dans le Valais : mais quant au Dauphiné,
je l'ignore.
T r i f o H u m saxatîic.—Mêmes régions, sans pins de certitude.
P o t e n t i n a frî;i;ida. Elle s^étend du Dauphiné au Tyrol, mais les auteurs
n'indiquent pas le sol minéralogique.
P o t e n t i n a nivea. — Seulement au Lautaret, en Dauphiné, où il est douteux
qu'elle soit sur granite (a); dans une partie du Valais et une partie du Tyrol.
I l c r n i a r î a a lpina. — Valais, Grisons, Tyrol, Dauphiné. Je ne puis m'assurer
de la nature du terrain hors de Suisse. L'espèce croît dans les sables , et
terrains éboulés.
iSedum repens. — La localité connue dans les Vosges est aussi sur granite
(Mougeot, Stat. Vosg., p. 337); mais on a trouvé l'espèce sur une sommité
isolée, le mont Mèri, en Savoie (Reut., Cat. pl. Genève, suppl., p. ^19), où le sol
est un calcaire néocomien, avec une crête, un peu au-dessous du sommet du côté
nord, de schiste argilo-calcaire friable, alternant avec le grès dit de Tavigliana:;
(A. Favre, commun, partie.). Les localités des monts Sudètes, de la Corse et du
mont Genargentu en Sardaigne(Moris, Fl.,l, p. '127) me paraissent granitiques,
mais les auteurs ne spécifient pas. L'espèce croît dans le royaume do Naples sur le
montMajella (Ten., SylL, p. 228), qui est marqué dans la région diie de terrain
secondaire, non primitif, dans la carte de M. Tenore {Essai gêogr. phys Nop
p. 5 et carte).
iSaxifrag-a c o n t r o v e r s a .— Çà et là, du Tyrol au mont Viso. La Synonymie
est douteuse. Les locahtés hors de Suisse paraissent granitiques: mais je n'en ai
pas de confirmation j)Ositive. Le docteur Poech {IHora, 1842, p. 366) classe
Tespèce parmi celles qui sont indifférentes au sol, dans les Alpes orientales
L,inn£ca ikorealLs. — Rare dans les Alpes. Cile croît en Mecklembourg, dans
(a) Le Lautaret est calcaire, mais flanqué de montagnes granitiques au sud-ouest, et
de-grès nnthracifrre au nord-est. (A. Favre, lett. partie.)
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