
(5%9), d'octobre (7%2) et de novembre (3%7), combinées avec mai (10",/i)
et septembre qui indiquent hors de la période 26 jours 1/2 ayant
7« ou plus ; total approximatif : 2198% disons 2200^ Sans doute, l'espèce
trouve sur la côte de Norwége, à 62-^0' lat., une chaleur solaire et
une lumière plus grandes qu'en Ecosse, et ces causes égalent peut-être en
valeur la différence de ISOO'^à 2180% relatives àla température à l'ombre.
Il me semble cependant que ce serait faire une part un peu grande à ce
genre d'influence, quoique la durée du plus long jour présente pour des localités
sous les 58® et 63^ degrés de latitude, une différence de deux heures.
Je croirais plutôt que les chiffres ne reposent pas sur des données assez
exactes; que j'aurais dû peut-être envisager les températures à partir de
8" ou de 9% comme seules utiles à l'espèce, ce qui amènerait moins de dissemblance
entre les deux localités ; ou, enfin, que l'espèce est entravée dans
le nord de l'Ecosse par des obstacles particuliers, comme la violence du
vent ou des pluies trop fréquentes.
Kinfauns étant à au-dessus de la mer (a), les moyennes à 320"' sur
les montagnes voisines doivent être d'environ 2° plus faibles. Pour une période
de 160 jours environ, ce serait 320" à retrancher des 2280, soit
l 9 6 0 ^ En comparant avec le comté de Moray, au bord de la mer, ce serait
environ 2^,/li à retrancher aux moyennes, et pour 155 jours environ, 372''
sur 2180, soit 1828% disons 1830^^, puisque ces calculs sont très approximatifs.
Les chiffres se rapprochent de ceux de Sondmôr. En d'autres termes,
la transparence de l'air, causée par 320"^ d'élévation, ferait le même
effet que la durée des jours d'été sous le 63^ degré. On trouverait les mêmes
données en étudiant les conditions de température à Zi 57»^i de hauteur, dans
le Cumberland, et en les comparant à quelque localité voisine, dans la
plaine, par exemple à Lancaster. Je préfère m'en tenir à cet aperçu, et considérer
maintenant les limites sur des montagnes plus élevées et plus distantes
de la limite polaire, comme les Alpes, les Pyrénées et l'Etna.
Dans la Suisse centrale, à 970"% la moyenne du moisde janvier doit être
de — 5%1, si l'on compare avec Zurich, étant admis le décroissement de
par 257™,3, fondé sur la moyenne des Alpes, pour ce mois de l'année (h).
C'est un froid trop rigoureux pour l'espèce, d'après ce que nous avons vu de
sa limite dans le nord, d'autant plus qu'en Suisse cette moyenne de janvier
suppose des minima plus extrêmes qu'en Norwége. La somme de chaleur
au-dessus de 7" ou 8% dépasse 2000% ainsi, l'espèce pourrait s'élever
plus haut, si ce n'était le froid de l'hiver.
(a) Mahlmann, dans Martins, Météor., p. 179. Kâmtz, Lehrb., Il, tableaux, indique
le niveau de la mer, mais je suppose qu'il y a erreur.
(b) Ch. Martins, Météou, p. 213.
11 ne saurait en être de même aux Pyrénées, car la moyenne'de janvier, à
Toulouse, étant 3%3, elle se trouvé, en admettant le décroissement de
pour 2/i6^, qui est probable en hiver (voy. p. 293), à peine de 0% à
l'élévation de 987°^, limite de l'espèce sur le Canigou. La somme de
chaleur peut être évaluée approximativement à cette hauteur. La moyenne
d'avril à octobre, à Toulouse (a) est de 16%7. Admettons pour cette
période le décroissement de pour 165»", il faudra retrancher pour
830"^, 5o; or, 11%7 pendant 21/|. jours, donnent 250Zi-. Il y a une centaine
de degrés à retrancher à cause des premiers jours d'avril et des deriders
d'octobre, qui tombent au-dessous de 7% supposés le minimum de
Fespèce ; alors, le chiffre est de 2400« environ. Cette valeur me paraît trop
forte pour l'ensemble des faits. Je soupçonne que l'espèce s'élève plus haut
dans les Pyrénées, quoique la limite indiquée par M, Wilkomm confirme
celle deM. Massot.
Sur l'Etna, à 1787^, les moyennes mensuelles peuvent être comparées
k celles de Palerme, en supposant une diminution en janvier, de par
2/i0", et dans la belle saison, de par 150"^ (voy. p. 289), c'est-à-dire
de7%/i en janvier et de 11%9 dans la saison de végétation. Le chiffre de
janvier reste fort au-dessus du degré qui serait nuisible à l'espèce, car il
est de 3« au moins. Les mois d'été deviennent :
Moyenne prohal)Ie ù 1787 mèlres
sur l'Eliia.
Avril
Mai
Juin
Juillet
2,75
6,32
9,84.
12,38
Moyenne probable à 1787 mètres
sur i'Etna»
Août 12 , 7 3
Septembre 10,6 7
Octobre 7, 5 4
Mai à septembre 10,4
La période de mai à septembre (153 jours à 10%Zi), donne 1591^^ de
chaleur totale. En supposant comme nécessaires, il faudrait retrancher
une grande partie du mois de mai et ajouter une partie plus grande encore
du mois d'octobre, ce (j^ui^porterait le chiffre aux environs de 1620°. Une
action plus intense du soleil ajoutée à cette valeur, porterait la chaleur réelle
reçue par l'espèce à uit chiffre plus voisin de celui des Pyrénées. La différence
n'est pas en désaccord, avec une élévation de 800°^ plus grande et une
latitude plus méridionale; mais le chiffre des Pyrénées est peut-être trop
élevé.
En résumé, le Houx est arrêté sur les Alpes, comme dans les plaines du
nord et de l'est de l'Europe, par des froids trop rigoureux en hiver; sur
(a) Observations de 1818 a 1824, dans Bove, Ueber die niclit period, Verander., Ili,
p. 95.
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