
Couches
hétérogènes.
terrain granitique ; 2° le terrain de schiste-micacé , sclnste-
talqueux et phyllade ; 3° le terrain calcaire (i).
§ 228. Lorsque le calcaire forme des assises
d un très-grand volume , on y trouve quelquefois
des couches de substances étrangères. Sans parler
de celles de la roche constituant le terrain qui
le renferme, nous citerons, comme couches les
plus ordinaires,
La serpentine ; nous en avons déjà fait mention;
La diabase ; la vallee de Vicdessos en offre un
exemple. 1
(1) J en étais à cette partie de l’impression de ce Traité , lorsque
M. de Charpentier a hien voulu me communiquer la Description
des Pyrénées, qu’il est au moment de donner au public. Toute*
les parties en sont traitées avec l’ordre et la méthode qu’on avait
déjà remarquées dans le Mémoire sur le terrain granitique de ces
montagnes. Il est à souhaiter que le public jouisse bientôt de cette
Description : dans l ’intérét de la géognosie, je crois devoir la proposer
comme le modèle le plus propre à imiter lorsqu’il s’agira de
décrire une chaîne de montagnes ou une contrée : avec un pareil
ordre, aucun fait important ne peut être oublié; tous s’y trouvent,
mais bien distincts et à leur vraie place : peut-être pourrait-on supprimer
quelques détails, principalement eu ce qui concerne les
localités.
M. de Charpentier, directeur des salines de Bex en Suisse, fils
du vicei-capitaine-génèral des mines delà Saxe, formé à l’école de
Werner, a été porté par les circonstances dans les Pyrénées, où il
a resté quelques années occupé à les parcourir et à les étudier avec
une activité et une intelligence dont j ’ai été souvent témoin, et avec
un succès auquel je prenais d’autant plus d’intérêt, que reçu autrefois
dans la famille de M. de Charpentier , j ’avais vu se développer
ces talens sur lesquels la géognosie fonde en partie l ’espoir de ses
futurs progrès.
Cetie même vallée , dans un terrain calcaire, Pyroxène.
renferme encore une roche particulière, qui se
trouve en d’autres endroits des Pyrénées, et très-
vraisemblablement aussi dans plusieurs contrées.
C’est le pyroxène en grandes masses : il doit être
ici l’objet d’une considération spéciale.
Ce minéral avait d’abord été remarqué dans la
vallée que nous venons de nommer, auprès de
l’étang de Lherz, de là le nom de ïherzolite qui lui
fut donné par Lamétherie. Dernièrement, M. de
Charpentier l’ayant retrouvé dans plusieurs autres
lieux des Pyrénées, en a fait l’objet d un
examen particulier : il a été reconnu, et j'ai eu
quelque part à cette reconnaissance, qu’il était
de la même espèce que le pyroxène ; et qu’ainsi
ce n’était qu’un pyroxène en grandes masses ou
en roche (1).
Celui que M. de Charpentier a observé dans les
Pyrénées est habituellement de couleur verte , à
pièces séparées grenues , portant quelquefois des
indices d’une cassure lamelleuse, et doué d’un
faible éclat ; sa poussière est rude au toucher.
(i) J ’emploie ici le nom de pyroxène , et ailleurs j ’ai employé
celui d'aùgite pour désigner un minéral de la même espèce. Je
crois qu’il convient, dans l’intérêt de la géognosie (§ 2o5), de
distinguer le pyroxène des terrains ordinaires d’ avec celui des terrains
volcaniques , et de laisser à celui-ci le nom d’augite qui est
admis en Allemagne et en Angleterre , et que M. Brongniart a
conservé, comme nom de la sous-espèce yolcanique, dans son Traité
de minéralogie.