
e x c e llen c e , po sté rieu re à l ’existence des êtres o rg an isé s , formée
après un g r è s , et recouvrant des niasses d’apparence vo lcanique;
qui nous montrent un basalte rem p li de cristaux d’augite te nant
à un porphyre plein de cristaux de quartz ; et l’aug ite nous
paraissait caractéristique p our les produits v o lc a n iq u e s , et le
quartz p o u r les produits neptuniens. M a is , je l ’ai d i t , ces faits
o n t été observés à deux rep rise s d iffé ren te s , p ar deux de n o s
plus habiles g éo gn o ste s qui les on t décrits avec d é ta il, et il me
semble que le scepticisme le plus complet ne saurait é le v e r de
doute sur leu r existence.
Antres gra- § 246. Peu après qu’ils furent connus, M. Brontfnéiiiaires.
gnnirt eutoccasion d’observer les terrains des environs
de Cherbourg : il y vit des phyllades contenant
des impressions végétales, et al ternant avec un
calcaire noirâtre et de formation intermédiaire :
un peu plus loin, il vit des phyllades, des quartz
grenus, des aphanites, des eurites , des diabases,
des siénites et des granités alterner ensemble : il
regarda ces roches granitiques comme de formation
postérieure au phyllade , et il les rapporta au
granité siénitique de Meissen et de Dohna, en Saxe
(§ i 5o). Bientôt après, M. Omalius observa ce
même terrain , et il le suivit jusqu’aux environs
de Morlaix , en Bretagne : il y remarqua encore
une alternative de couches de schiste-phyllade, de
quartz grenu, d’eurite etde siénite; auprès de Morlaix,
on avait trouvé un fragment d’entroque dans
un de ces schistes. De ces faits, on peut conclure
la superposition des roches granitiques à des phyllades;
et, si ceux-ci sont identiques avec les phyllades
qui, dans la même contrée, contiennent des
débris d’êtres organiques, et alternent avec un
calcaire renfermant des zoophytes et destérébra-
tules, on aura encore ici des granités intermédiaires.
Àu reste , je dois dire que l’identité n’est
pas entièrement prouvée , et même que M. Bron-
gniart a indiqué des différences entre les deux
sortes de phyllades.
Nous avons déjà fait connaître ( § x 55 ) le granité
de la Saxe, qui est superposé au phyllade.
M. de Raumer, après avoir'tres-bien constate sa
superposition, et mis hors de doute son identité
de formation avec le porphyre de la meme contrée
, a indiqué ses rapports avec les granités du
Hartz 9 de la Thuringe , etc. : ils lui ont semble
appartenir tous à une même formation , et à une
formation intermédiaire.
§. 2 4 7 . J e l ’ ai déjà d i t , une brèche de p h y llad e , dans le te r - Otengw»
raip phylladique de la Sa x e , comme de toute autre c o n t ré e , l’identité
n ’ est pa,s à mes yeu x une preu ve que ce terrain et ceux qui le d t'poq 1
re co u v ren t son t de formation intermédiaire. M. W e a v e r ,
é lève de l’ école de F r e y b e r g , a émis la même o p in io n , dans
la description qu’ il vient de donner de la partie orienta le ,de
l ’ Irlan d e . A u milieu d’un terrain de phyllade^ dans lequel on a
un grand nombre de couches de q u a r tz , de g ran ité , de diabase i
de p orphy re et d’ une aplianitç (grünstein ) approchant du bas
a lt e , il a trouvé des brèches consistant en fragments souven
t trè s -g ro s de p h y llad e , en grains anguleux et même arron dis
de q u a r tz , en paillettes de m ic a , en parcelles de feldspath
, e t c . , contenus dans un p h y lla d e , leque l, dans le même