
hautes Alpes appartiendraient aux terrains primitifs,
elles n’étaient séparées, par aucune interruption,
du terrain intermédiaire de la Savoie, et qu’il
y avait continuité entre la formation de ces deux
terrains : conclusion très-importante, et sur laquelle
nous avons déjà insisté.
J e remarquerai ici que lo r sq u ’ en 18 0 7 , M. B ro ch an t fit le
mémoire dont les conséquences ont été adoptées par tous les min
éralogistes , ce savant manquait encore d ’une partie des preuves
qui les rendent aujou rd’hui incontestables ; alors on n ’avait pas
en co re trouvé des coquilles dans les calcaires de la Taren taise.
« Depuis les observations de M. Brochant, dit
M- de Buch , je commence à croire que le gLeis
même, entre Martigny et Saint-Maurice, que tous
les singuliers poudingues de la vallée de Trient
jusqu’à Valorsine, que les rochers de gneis entre
Martigny et Saint-Branchiez, appartiennent au
terrain de grauwacU, et ne sont pas primitifs.
Ces roches se retrouvent dans tout le Valais, quoique
sans poudingues (T). »
M. Mac-Culloch, dans sa description de l’île de
Skye, indique une alternative et meme un passage
entre le gneis, le quartz en roche, et même le
grès (2); mais je crains qu’il n’y ait ici quelque malentendu,
et que nous ne désignions peut-être
sous le même nom des substances différentes.
( 1 ) Leonhard's
ï 8 i 2 , pag. 335.
(2) Transactions
Taschenbuch f ur die gesammte mineralogie,
of the geological society, tom, i y ? p agr ,6 5 .
A R T I C L E C IN Q U I È M E .
DU QUARTZ.
§ 260. Nous avons v u le quartz très-abondant dans
les phyllades intermédiaires : il y forme des couches,
mais qui deviennent quelquefois assez considérables
pour constituer des masses de montagnes ;
et il est à remarquer que presque tous les terrains
qui ont été portés dans la classe intermédiaire
contiennent un grand nombre de ces couches.
M. Brochant a placé parmi les roches intermédiaires
de la Tarentaise , des quartz le plus souvent
grenus , et qui avaient été pris pour des grès
par Saussure.
MM. Brongniart et Omalius ont vu ce même
quartz grenu, former une partie du sol des côtes
de la Normandie et de la Bretagne. Dans cette
dernière province, au milieu des phyllades intermédiaires
, j’ai observé plusieurs couches de cette
roche; une, entre autres, à deux lieues au nord
de Poullaouen, occupait, perpendiculairement
à la stratification du terrain | un espace d’environ
deux mille mètres , et elle s’étendait à une
très-grande distance dans le sens de sa direction :
elle était formée d’un quartz grossier, écailleux,
et traversé par des veines de quartz hyalin.
Plusieurs des quartz en roche, signalés par
MM. Mac-Culloch et Horner, en Écosse et dans le
Sommersetshire, notamment ceux qui sont avec