
Minerai
de fer.
walde, employé comme minerai d’alun (r). La
transmutation des bois serait ainsi plutôt une carbonisation
qu’une bituminisation , et le terme de
bois carbonisé serait plus convenable que celui de
bois bituminisé, employé, en minéralogie, jusqu’à
l ’époque où M. Brongriiart y a introduit très-convenablement
le nom de lignite.
Quoiqu il soit bien positif que cette transmutation
est en général un produit de la voie humide,
Userait cependant possible que, dans quelques cas,
bien rares à la vérité, elle fût un effet de la voie
sèche : les expériences de M. Hall, dont nous venons
de parler , montrent cette possibilité.
§ 331. Nous avons vu le minerai de fer se
rencontrer fréquemment dans les lignites ; il se
trouve encore dans les autres terrains tertiaires,
et principalement dans leurs couches sablonneuses
el argileuses.
Les sables des Landes nous en fournissent un
exemple remarquable. Ils sont très-souvent imprégnés
d’un suc ferrugineux, et se présentent,
dans cet état, sous forme de pierres ou masses
tuberculeuses , mélanges de sable et de fer hydraté
; mais quelquefois aussi, cette dernière substance
domine notablement, ou même elle se
trouve seule et forme alors du vrai minerai. Ordinairement
il est en grains, comme du gros plomb
(i ) Klaproth's Bejrtroege, etc., tom. IV,
de chasse, disséminés dans le sable. Toute la partie
occidentale des Landes en contient une quantité
considérable : souvent les grains sont rassembles
dans de petits espaces , et en assez grand nombre
pour être l’objet de quelques exploitations.
Quelquefois ils se groupent et forment des rognons
plus ou moins considérables. D autres fois
enfin, on a, au milieu du sable , de vraies couches
ou bancs d’un fer hydraté pur, ayant un ou deux
pieds d’épaisseur , et occupant une étendue de
mille mètres carrés et plus. J ’en ai vu de tels auprès
du bourg de Mimisan : ils ont été autrefois
exploités comme carrières de pierre de taille :
l ’église en est bâtie ; une vieille portion de cet
édifice, dernièrement vendue à un propriétaire
de forge, et passée au fourneau , a rendu plus de
5o pour 100 de fonte : ce minerai était un très-
beau fer hydraté compacte, présentant de toutes
parts une tendance à la division globuleuse (§i 19).
Dans une grande partie de la France, on trouve
au-dessus du calcaire , dans un terrain meuble sablonneux
ou argileux, une grande quantité de
minerai en grains ou en géodes, qui est vraisemblablement
d’une formation analogue , quoique
le terrain meuble n’étant pas couvert, on soit
tenté quelquefois de le regarder comme un simple
terrain de transport. La majeure partie des
fonderies de fer du royaume sont alimentées par
un pareil minerai ( fer hydraté souvent chargé