
Il est d’ailleurs très-possible qu’il soit de formation postérieure
à la masse générale des granités de la contrée ; à-peu-près comme
la graude masse des calcaires compactes est postérieure à celle
des calcaires grenus
3° Werner reconnaît encore, en Saxe, une
troisième formation de porphyre , dans laquelle
Teurite terreux domine considérablement. Elle
est d une époque postérieure à la précédente, et
peut être appartient-elle aux terrains secondaires,
carelle se trouve souvent avec et meme surles terrains
houillers ; sa pâte renferme des cristaux de
feldspath et quelques paillettes de mica : on n’y
% oit point ou presque point de quartz : elle contient
en outre des boules calcédonieuses et des
geodes , et présente ainsi une structure amygda-
loïde. C’est principalement avec le porphyre de
cette troisième formation que l’on a souvent confondu
des porphyres à base de trachyte, qui appartiennent
aux terrains volcaniques.
§ 201. Le porphyre, ainsi que toutes les roches
feldspathiques, est sujet à la décomposition. Les
nombreuses fissures qui le traversent , favorisent
singulièrement celte action et lui servent
comme de véhicule : lorsqu’on brise ces roches,
on voit que les parties adjacentes aux fissures
sont beaucoup plus altérées que le reste de la
masse. Au reste , ici comme dans les granités , il
y a d’assez grandes différences dans l’aptitude à la
décomposition des divers porphyres; cependant,
il y en a un peu moins ; la texture compacte
mettant jusqu’à un certain point plus d’obstacle
à l’action des agents destructeurs , semble en
mettre aussi aux grandes inégalités.D’apres cela,
les montagnes porphyriques ne présenteront pas
autant de dentelures et autant de déchirements.
Elles affectent, dans un grand nombre d endroits
, en Silésie et en Saxe, par exemple, la
forme conique ; d’antres fois, semblables a des
cônes tronqués, elles constituent la sommité
de quelques autres proéminences du terrain. Ailleurs
, leur sommet s’arrondit et se présente
sous l'image d’un dôme plus ou moins parfait et
plus ou moins surhaussé : c’est ainsi qucDolomieu
a vu les principales sommités porphyriques des
’Vosges, et de Born celles de la Hongrie.
La plupart des terrains de porphyre que j’ai ete
à meme d’observer sont arides. Aucun ne m’a
paru moins propre à la végétation : peut-être ce
fait n’cst-il particulier qu’à ceux que j’ai vus.
§ 202. Les terrains porphyriques renferment
beaucoup de substances métalliques. Elles y sont
plus fréquemment en filons qu’en couches; cependant,
comme le porphyre n’est point ordinairement
stratifié, et que la surface de superposition
ne peut être que très-rarement observée,
il est souvent fort difficile de décider à laquelle
de ces deux classes appartiennent, les gîtes de minerai.
Métaux
renfermés.