
StratiSca-
ion et divi-
ioru
roche porte, dansle pays, le nom de kugelporphyr
( porphyre en boules ).
Les taches que I on remarque dans quelques
porphyres et qui les ont quelquefois fait prendre
pour des brèches ( irümer-porphyr des Allemands
, porjidi breciati des artistes italiens), ne
sont peut-être encore que des effets du groupement
des molécules similaires. Lors de la coagulation
de la roche , en se réunissant, elles auront
laisse dans le reste de la masse , une portion de
leur principe colorant, et formeront ainsi des taches
de teinte claire sur un fond plus foncé.
Dolomieu a même observé qu’il suffisait que quelques
parties prissent un commencement de s tructure
granitique , pour qu’il en résultât une différence
dans la teinte , et pour donner à la masse
une apparence de brèche ; au reste , ce que nous
venons de dire n’empêche pas que les montagnes
de porphyre ne puissent quelquefois présenter de
vraies brèches et des fragments de roches préexistantes
agglutinés par un ciment porphyrique.
§ 198. Les porphyres que j’ai été à même d’observer
ne m’ont présenté absolument aucun indice
de stratification.
Lorsqu’on en trouve diverses variétés dans
un même terrain, leur superposition les unes
aux autres, si elles sont sous forme de couches,
peut bien indiquer le sens de la stratification;
mais le plus souvent j’ai vu ces variétés en masses
n’ayant encore aucune forme déterminée , et se
fondant, pour ainsi dire, les unes dans les autres.
Au reste, le fait n’est pas général, et le porphyre
de Hongrie, dont nous avons parlé, est très-distinctement
stratifié, d’après le témoignage de
M. Beudant.
Les porphyres sont quelquefois divisés en
prismes : j’ai vu un exemple de ce fait à Grunde,
entre Freyberg et Dresde : la masse euritique y est
partagée , sur une étendue de quelques mètres
carrés| en prismes à cinq ou six pieds , ayant
environ un pied d’épaisseur , et présentant exactement
le même aspect qu’un groupe de prismes
basaltiques. M. Ileim signale, au milieu des porphyres
du Thüringenvaldï unbeau groupe de prismes
quadrangulaires verticaux, de vingt pieds de
long sur deux de large, et dont les faces sont parfaitement
planes.
La division en plaques se retrouve plus fréquemment
dans les porphyres : sur le Petersberg,
près de Hall, elleprésente des plaques entièrement
planes , ayant plus d’un demi-mètre d’épaisseur
et de trois à quatre mètres de long et de large.
§ 199. Les terrains porphyriques sont tout aussi
peu composés, c’est-à-dire qu’ils renferment tout
aussi peu de couches étrangères que le granité.
Je 11’en ai point vu dans les porphyres que j’ai
eu occasion d’observer , abstraction faite des
masses de granité, de gneis, de diabase, d’a-
Couches
étrangères.