
Caractères
généraux.
que la plupart des gypses des terrains intermédiaires
de la Suisse, et peut-être de tousles pays,
sont dans le même cas. C’est encore aux terrains
intermediaires que ce naturaliste rapporte le
gypse des environs de Tarascon, dans les Pyrénées
, lequel repose sur le sol primitif, et est
recouvert par un calcaire contenant des ammonites.
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CHAPITPiE i l
DES TERRAINS SECONDAIRES.
§ 253. Nous voici parvenus à un nouvel ordre
de choses : ce ne seront plus ces roches composées
de minéraux et d’éléments si différents , lesquels
en se combinant diversement suivant les lois
de l’affinité , selon le degré d’agitation du dissolvant
, et les diverses circonstances locales, produisaient
des corps très-variés. I c i, nous aurons
plus d’uniformité, ce seront des masses assez simples
déposées les unes sur les autres en forme de
sédiments d’une étendue considérable. Les superpositions
seront évidentes , les âges relatifs
seront incontestables, et les systèmes des couches
formant un même tout, c’est-à-dire les formations
seront plus aisées à saisir et à déterminer.
Des assises de pierre calcaire , alternant avec
des assises composées de débris de roches primitives,
formeront la masse entière des terrains secondaires.
Au calcaire proprement dit se joindra quelquefois
le sulfate de chaux ou gypse : les débris des
anciennes roches seront des brèches , des pou-
dingues , des grès, des sables, des argiles et des
marnes. Ces diverses matières, par les différences
qu’elles nous présenteront dans leurs assemblages,
dansles substances qui lesaccompagnentou qu’elles
renferment, nous mettront à même de déterminer
les différences d’époque ou de formation.
Les nombreux vestiges d’animaux et de végétaux
qui se trouvent dans les terrains secondaires,
nous donneront une grande facilité pour effectuer
ces déterminations ; les diverses formations
ayant toujours quelque fossile qui leur est propre
et qui met en état de les reconnaître, même lorsque
se trouvant isolées, on ne peut plus conclure
d’après les rapports de gissement.
Malgré ces ressources, nous n’aurons encore
ici que de premiers essais à faire connaître : la
science est au berceau, la conchyologie n’a pas
fourni encore les moyens de détermination nécessaires
, et peu de terrains ont été observés en
détail. De plus, si, dans l’époque secondaire, on a
plus de facilité à constater lessuperpositions, d’un
autre côté , les circonstances locales ont exercé
une bien plus grande influence , et amené des
changements particuliers à certains lieux ; elles y