
contrée. A Valenciennes , sa formation consiste
en une alternative de couches de craie, de cal
caire et d’argile.
Le tableau suivant, que j’ai dressé d’après mes observations
aux mines d’Anzin , montre l’ordre et l’épaisseur de ces couches.
Terre végétale.
Craie aréancée et marneuse........................................ b mèt.
Craie chloritée ( i ) , divers bancs............................ 10
Calcaire crayeux (pierre de taille ) ..................... ... 3
Craie , avec beaucoup de silex noirs........................ i 5
Argile bleuâtre ( glaise ) . . . . ............................ 2
Craie grossière, un peu marneuse . . . . . . . . 3
Argile. . . ........................... 2
Craie grossière........................ 3
Argile.............. g ......................... 2
Craie grossière............................................................ 3
Argile plastique ( d ie f dans le pays ) ........................20
Poudingue, grains et fragments de silex, ciment
calcaire ( tourtia dans le pays)..............................2
Epaisseur totale................................ 70
Ce terrain crayeux est en couches horizontales , et recouvre
(i) Cette craie contient une grande quantité, quelquefois un
cinquième de son poids, d’une matière verte, en très-petites parcelles
qui ont la couleur et l’aspect de la chlorile : quelques
essais m’ont indiqué un contenu notable en fer, et m’ont porté à
croire que c’était réellement de la chlorite : M. Brongniart le
pense également : la présence d’un tel minéral serait très-remarquable
dans un terrain de si nouvelle formation. Quelques personnes
voient une analogie entre cette matière et des nodules
verdâtres retirés d’un terrain crayeux, et que M. Berthier a trouvé
être composés de phosphate de chaux et de fer.
îe terrain houiller de cetie contrée. Voyez de plus grands détails
dans le Journal des Mines, tome XVIII.
M. Omalius croit devoir distinguer deux formations
différentes de craie, l’une est la craie
ordinaire ; l’autre , placée au-dessous, consiste :
i° en une craie ne contenant que des silex de couleur
pâle qui passent au silex corné et au grès
( quartz granuleux ) ; i ° en une craie grossière
souvent très-tendre et chloritée , contenant des
silexblonds et des gryphytes : elle est appelée tuffeau
dans quelques provinces, et constitue, aux
environs de Tours, sur les bords de la Loiie, la
roche dans laquelle un grand nombre d’individus
ont creusé leurs habitations ; 3° en sables et
grès mélangés de carbonate de chaux , alternant
quelquefois avec de la craie, et qui ne sont point
de formation mécanique, d’après M. Omalius; on
y trouve des ammonites, et ce sont vraisemblablement
les derniers dans l’ordre des formations ;
4° en une argile grisâtre , ordinairement marneuse,
rarement plastique, et d’autres fois chloritée.
Ces argiles et sables séparent la formation
de la craie, à laquelle ils tiennent, du calcaire
horizontal, qui est placé au-dessous.
Au-delà de la Manche, la craie se continue et se
présente avec les mêmes caractères : M. Phillips,
qui a comparé soigneusement la structure des terrains
, de part et d’autre du Pas-de-Calais , y a
retrouvé les mêmes couches ; la côte d’Angleterre Ü