
quefois de spath calcaire et de terre verte (chlorite
baldogée ). Werncr place dans cette classe les
toadstones du Derbyshire , les roches .contenant
les agates d’Oberstein, etc. ; et quelques roches
du Erzgebirge et des montagnes voisines.
Le toadstone (pierre à crapaud) des Anglais
est une amygdaloïde dont la pâte est d’un brun
foncé , ayant souvent une teinte de vert, tantôt
compacte et ressemblant au basalte , tantôt bulleuse
et contenant des noeuds de spath calcaire
et de terre verte. Elle est en couches ou
masses informes interposées dans le calcaire appelé
mountain limestone, dont nous avons parlé.
Elle paraîtrait devoir être regardée comme une
amphibolite, ou aphanite, d’un tissu un peulâche;
cependant M. Gordier, y ayant trouvé des grains
ou cristaux d’augite , croit devoir la rapporter
à la dolérite , et par suite aux produits volcaniques.
Les géologistes sectateurs de Hutton voient
ici un exemple de leurs whinstones ; roches qu’ils
regardent comme congénères du basalte, et comme
ayant été fondues dans le fond des mers, sous
des couches de matières minérales , et ensuite injectées
, par une force agissant de bas en haut ,
entre ces couches. ( Voyez tome Ier, page 42 1 - )
L’Irlande nous présente des faits de même
espèce. Dans le grand terrain de calcaire qui
s’étend à l’ouest de Dublin , et que tout indique
être de même formation que celui du Derbyshire,
on a , sur divers points, de grands bancs de trapp,
qui, ayant plus résisté à la décomposition que le
calcaire adjacent, forment des monticules de cent
mètres et plus au-dessus du sol environnant. Leur
masse consiste le plus souvent en une aphanite d’un
gris ou d’un vert noirâtre , tantôt elle est terreuse,
présente une texture amygdaloïde, renferme des
noeuds et des veines de spath-calcaire; etlorsqu’elle
est altérée, et que la décomposition a fait disparaître
les parties calcaires, elle offre l’aspect d’une
scorie volcanique : tantôt l’aphanite est compacte
et se rapproche du basalte ; dans cet état, elle est
quelquefois divisée en prismes, et contient des
cristaux d’amphibole ; ailleurs c’est un porphyre
euritique, ressemblant au phonolithe, et qui contient
des cristaux de feldspath vitreux. Quelquefois
encore on a une diabase éminemment cristalline,
présentant de grands cristaux d’amphibole
avec du feldspath aciculaire : enfin, ailleurs on
trouve des brèches composées de fragments de
trapp , de calcaire, de lydienne, unis par un ciment
calcaire. Les couches de ces diverses substances
sont assez souvent peu inclinées , et leur
alternative avec le calcaire est visible sur plusieurs
points : quelquefois même ces substances sont
mêlées au contact. Dans un de ces points, au
milieu d’une aphanite , d’ailleurs dure et solide ,
M. Weaver a trouvé des entroques , des ammonites
et des térébratules. Ainsi, ces trapps et le