
galerie de mine , qui traversait la couche, une
bande de sable composée de grains de quartz, de
grains cristallins calcaires , et d’une argile verdâtre
; et après avoir dit qu’on pourrait la citer
comme exemple d’un dépôt mécanique au milieu
de précipités chimiques , il ajoute : « Cepen-
» dant plusieurs sables paraissent être de vrais
» produits chimiques , et le résultat d’une pré-
» cipitation de silice, substance qui n’est pas
» étrangère à celle couche : c’est ainsi qu’àWie-
» derstaedt, au milieu des cendres, on voit de
« petites couches sablonneuses, qui ne sont que
» de minces bandes.d’un assemblage de très-pe-
« tites druses de quartz dont les cavités sont rem-
» plies de calcaire ; si on les met dans l’acide ni-
» trique , le calcaire se dissout , et il ne reste
» plus qu’une carcasse quartzeuse d’un aspect
» carié. »
Dans quelques endroits, au milieu des cendres
ordinaires , on trouve des rognons ou minces
bandes formées de chaux carbonatée entièrement
pure : ce sont des masses pulvérulentes composées
de parcelles blanches, d’un aspect nacré ou argentin
, semblables à des parcelles de talc ; ce
qui leur avait fait donner le nom de talc terreux
( erdiger talc ) par quelques minéralogistes allemands.
C’est le schaumerde ( écume de terre ) de
Werner , et la chaux carbonaiée nacrée tal-
queuse de M. Brongniart.
Nous avons distingué , dans l’assise supérieure
de la formation , deux couches principales : le
calcaire enfumé et le calcaire fétide * on pourrait
les regarder comme n’en formant qu’une, car
leurs limites ne sont pas prononcées , leurs substances
se mélangent souvent, et se mêlent quelquefois
meme avec le zechstein. Cette assise supérieure
est celle qui renferme le gypse salifère.
§ 291. Les Alpes, depuis laFrance jusqu’enHon-
grie, sontbordées au nord par une énorme bande
calcaire de dix lieues de large , terme moyen, et
qui s’élève jusqu’à une hauteur de quatre mille
mètres (§ 244) ; mais comme elle pose sur le
terrain primitif, l’épaisseur de l’assise calcaire
n’est pas de plus de 2600 mètres , d’après M. Ebel.
Elle est partagée, dans le sens de sa longueur, en
deux parties à-peu-près égales , par une couche
de phyllade : la partie placée au-dessous est un
calcaire intermédiaire, et l’autre est le calcaiie
alpin.
Sa couleur ordinaire est le gris foncé, passant
souvent au gris noirâtre ou bleuâtre ; mais quelquefois
aussi au gris clair et au gris rougeâlre ou
jaunâtre ; dans le pays de Salzbourg , Mi de Buch
a vu les couches inférieures habituellement rouges
, et les couches supérieures blanches : en général
, on a remarqué que la couleur est plus
foncée dans le bas, et quelle s’éclaircit a mesure
qu’on s’élève. Sa cassure est compacte, écailleuse.
CALCAIRE
A L P IN .
lesD Aalnpse s.